Extrait

#timetrotters
de Nicolas Cartelet

Le 11/03/2015 à 10:52

Auteur : Nicolas Cartelet
Editeur : Lepeupledemu.Fr
Genre : science fiction / fantastique grand format
Date de parution :
ISBN : 9791092961256
Total pages : 284 pages
Prix : 15 €
chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9791092961256

Editeur : Lepeupledemu.Fr

Prix grand format : 15 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Une ex-star du porno reconvertie dans le catch professionnel et la castration criminelle. Un inspecteur de police intellectuellement déficient lâché dans les méandres du temps. Des pélicans géants et des iguanes qui parlent. Qui aurait cru que l'assassinat d'un adorable bouledogue français, au 28e étage d'un HLM dunkerquois, entraînerait la plus folle - et la plus sanglante - course-poursuite temporelle de l'histoire ? Sûrement pas les auteurs de cet odieux forfait.

 

Premier chapitre

C’est d’abord le hennissement d’un cheval qui interrompit les caresses de Dorothée. Un hennissement puissant, sonore. Dorothée crut bien sûr à un rêve. Un cheval en banlieue, ça n’avait aucun sens. Je veux dire, un cheval en banlieue et au vingt-huitième étage d’une tour HLM, ça n’avait vraiment aucun sens. Debout dans sa baignoire, le corps et les cheveux enduits de mousse, Dorothée s’était tout de même figée sur place, guettant nerveusement un nouveau bruit. Le second hurlement finit d’évaporer ses doutes. C’était tout proche. Il y avait bien un cheval – ou une gigantesque sono imitant le hennissement du cheval – planté dans le couloir de l’immeuble. Étonnant. Un peu déboussolée, Dorothée saisit d’un geste hâtif la pomme de douche et entreprit de se rincer le corps en quatrième vitesse. L’eau chaude ruissela le long de ses courbes. Des courbes parfaites, au demeurant. Dorothée avait un corps de rêve, que ne gâchaient pas un visage adorablement dessiné et des tatouages si nombreux qu’on n’en pouvait compter le nombre. Fine, musclée, affutée. Une lutteuse hors pair. Une femme fatale, en somme. Mais quand, au beau milieu du rinçage de ce fabuleux physique, elle entendit exploser la porte de son appartement, Dorothée n’avait plus rien d’une femme fatale. Elle n’était plus qu’une petite chose, nue, sans défense, apeurée au fond de sa salle de bains. Les murs tremblèrent quelques instants. Des pas. Des bruits de sabots. Des placards que l’on ouvre. Les jappements étranglés de Puffy. Quelqu’un avait pénétré son logis.

— Bordel de merde ! murmura Dorothée pour elle-même. Qu’est-ce que c’est que cette connerie ?

Un regard nerveux autour d’elle. Rien pour la rassurer. Ses vêtements étaient restés dans la chambre. Elle se retrouvait donc nue face à de potentiels agresseurs. Tant pis, une serviette ferait l’affaire – elle attrapa celle qui reposait sur le radiateur et l’enroula autour de son bassin. Pour les armes, c’était pareil. Son sabre et ses poignards étaient désespérément exposés au salon, sur la petite commode en acajou, au-dessous du poster de Johnny. Quelle connerie ! Derrière la porte, ça bougeait toujours. Ça bougeait beaucoup, même. Il devait y avoir plusieurs personnes. Et Puffy qui n’en finissait pas de grogner, de japper, d’aboyer sur les intrus. Un brave petit chien. Hélas, parfaitement inoffensif. Dorothée entendit toutefois quelques jurons lâchés avec une voix d’homme dans un langage étrange. Le chien les énervait. Cela ne calmait pas Puffy, bien au contraire. Encore à moitié trempée, Dorothée s’approcha à pas de loup de la porte de la salle de bains. Elle voulut se pencher en avant pour coller son oreille à la cloison. C’était sans compter la brosse à cheveux posée en équilibre sur l’étagère de droite. Qu’elle heurta du coude et qu’elle fit tomber au sol. Le carrelage résonna longuement. Il résonna bruyamment. Dorothée fut parcourue par un long frisson et s’immobilisa. Même son souffle s’interrompit.

 

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

timetrotters-nicolas-cartelet

6010