Extrait

Trollhunters
de Guillermo del Toro

Le 14/04/2016 à 11:57

Auteur : Guillermo del Toro
Editeur : Bayard Jeunesse
Genre : litterature jeunesse
Date de parution : 25/05/2016
ISBN : 978-2-7470-5852-0
Total pages : 322
Prix : 15,90 €
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ISBN : 978-2-7470-5852-0

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 15,90 €

 

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Résumé du livre
En 1965, des enfants disparaissent mystérieusement dans une petite ville de Californie. Jack Sturges, 13 ans, est enlevé à son tour, sous les yeux horrifiés de son frère Jim.

Quarante-cinq ans plus tard, le fils de Jim, Jim Junior, doit supporter la paranoïa de son père, qui a transformé la maison en forteresse pour protéger sa famille. Pourtant, une créature étrange réussit à se faufiler dans la chambre du garçon et le kidnappe…



Attention : des trolls sortent de l’ombre et s’attaquent aux humains, leur plat favori…

 

Premier chapitre

PROLOGUE


L’épidémie des briques de lait


Vous êtes de la nourriture. Ces muscles qui vous servent à marcher, à soulever et à parler ? Des steaks recouverts de tendons croustillants. Cette peau que vous examinez avec tant de soin devant vos miroirs ? Un mets délicieux pour qui a le palais assez fin, une fricassée de succulents tissus. Et ces os qui vous donnent la force d’avancer dans le monde ? Ils craquent sous la dent quand on aspire la moelle, et qu’elle s’écoule lentement au fond d’une gorge avide. Certes, tout cela est répugnant, mais il est utile de le savoir. Car, voyez-vous, il existe des choses qui ne sont pas du genre à rester tapies au fond de leur terrier à attendre que nous venions les capturer pour les faire rôtir au-dessus de nos feux. Non, ces choses piègent leurs proies à leur façon. Elles ont leurs propres feux... et des appétits qui n’appartiennent qu’à elles.

Jack Sturges et son frère cadet ne soupçonnaient rien de tout cela tandis qu’ils pédalaient à vive allure sur le lit asséché d’un canal de San Bernardino, Californie, où ils résidaient. On était le 21 septembre 1969, une journée idéale appartenant à une époque révolue : la lueur du crépuscule se répandait sur les pics du mont Sloughnisse, à l’ouest de la ville. Les deux garçons entendaient le bourdonnement des tondeuses, sentaient l’odeur de chlore d’une piscine toute proche, et humaient le doux fumet de la viande que quelqu’un faisait griller au barbecue à l’arrière de sa maison.

Avec ses rives élevées, le canal était l’endroit idéal pour échapper aux regards et livrer bataille sans attirer l’attention. Cet après-midi-là, comme à l’accoutumée, Victor Power (Jack) affrontait Docteur X (Jim). Brandissant leurs armes en plastique, ils zigzaguaient entre les gravats et se livraient bataille à coups de rayons laser. Victor Power avait le dessus, ce qui n’avait rien d’étonnant. Il bénéficiait d’un avantage décisif : son nouveau vélo, un Sportcrest rouge vif, si neuf que les rubans d’anniversaire y étaient encore accrochés. C’était le jour de ses treize ans et il manœuvrait son engin comme s’il avait passé toute sa vie dessus, s’élançant sur des pentes plus que périlleuses, franchissant les haies de mauvaises herbes qui menaçaient d’adhérer à ses vêtements, et pédalant parfois sans les mains de façon à lâcher une salve particulièrement dévastatrice sur son adversaire.

– Jamais tu ne me captureras vivant ! s’exclama Victor Power.

– C’est ce que tu crois ! haleta Docteur X. Je vais... Hé, attends... Jack, attends-moi !

Jim – ou Jimbo, ainsi que son frère avait coutume de l’appeler – remonta ses lunettes à verres épais et les cala tout en haut de l’arête de son nez. Elles étaient cassées, mais il les avait rafistolées avec un pansement. Il avait huit ans et n’était pas très grand pour son âge. Non seulement son Schwinn jaune était cabossé et loin de valoir le Sportcrest, mais l’engin était si grand pour lui qu’il devait se servir des petites roues. Son père lui avait juré qu’il finirait par s’y habituer. En attendant ce jour, il n’avait d’autre choix que de se mettre debout sur les pédales s’il voulait vraiment avancer. Dans de telles conditions, il était plus que difficile de toucher sa cible. Bref, Docteur X était dans de sales draps.

 

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