La SCELF face à la lecture publique : la redevance qui indigne

Sans titre
Denis Bocquet, CC BY 2.0
 


La lecture à haute voix de livres, en totalité ou sous forme d‘extraits, est considérée comme une “représentation”, et tombe de facto sous le coup du “droit de représentation”. Jusque-là, ce droit était géré par une société d‘auteurs, la SACD, mais depuis le 1er janvier 2016, et sans que grand monde en ait été informé, la gestion du droit de lecture est passée dans l'escarcelle de la SCELF, une société d'éditeurs.
 

Or, celle-ci a décidé d'appliquer à la lettre le barème de la SACD : trente euros minimum, même sans billetterie ! Y compris pour les “heures du conte”, les associations de lecteurs bénévoles, ou les auteurs lisant leurs propres textes…

 

Cette situation désespère l’interprofession, et auteurs, bibliothécaires, éditeurs, associations se mobilisent pour faire reculer la Société Civile des Éditeurs de Langue Française. 

 

Face à une demande ubuesque, qui a été arbitrairement mise en place par l’organisme, chacun se doit de porter le plus loin possible cette demande : que cesse cette tentative de taxation de la lecture publique.

Une pétition est en ligne. A suivre sur les réseaux avec le hashtag #SCELFcontrol et sur Facebook.