Le poète Billy Collins, frappé par les balles

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Clément Solym - 01.06.2015

- Billy Collins - livre poésie - fusil balles

 

Nous avions évoqué la semaine passée l’histoire de ce livre, Nine Horses, recueil de poésies de Billy Collins, sauvagement mutilé : non seulement un lecteur mécontent l’avait assassiné en tirant au fusil calibre 410, mais surtout, il avait rajouté des moustaches au portrait de l’auteur. Sacrilège.

 

 

Visiblement, le livre faisait partie du fonds de la librairie, où il était proposé pour 50 $. Pour les libraires, le meurtre du recueil est l’œuvre d’un lecteur ou d’un apprenti poète, frustré lors d’un des nombreux concours où Collins a figuré en temps que juré. Les libraires ont envoyé un email à Billy Collins, pour lui donner le livre s’il souhaite le garder en souvenir.

 

 

Attiré par l’information, Guy Birenbaum a évoqué ce sujet dans L’autre info, ce matin sur France info, tout en soulignant un point qui nous avait échappé : « En fouillant un peu dans la biographie de Billy Collins, j’ai quand même découvert un indice. Il a aussi écrit un livre intitulé “Ballistics” en 2008. La balistique est la science qui étudie le mouvement des projectiles… » L’enquête reste ouverte.

 

 

Pour mémoire, et dans un autre ordre d’idée, Billy Collins s’était présenté comme le destructeur de la poésie, dès lors qu’elle était numérisée, et vendu en ebook. Des réticences lourdes que Billy déplorait, en constatant que grossir la police du texte pouvait conduire à une destruction de la versification. « La poésie est comme le morceau d’une sculpture, et peut facilement se briser », expliquait Billy Collins