Secret familial : “Leonardo” prolonge la trilogie de Jean Portante

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Victor De Sepausy - 03.06.2020

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Jean Portante est né en 1950, à Differdange, de parents italiens. À 18 ans il acquiert la nationalité luxembourgeoise. Il vit à Paris depuis 1983. Son œuvre, riche d’une quarantaine de livres – poésie, romans, essais, pièces de théâtre – est largement traduite. En France il est membre de l’Académie Mallarmé et siège au jury du Prix Apollinaire. Au Luxembourg il est membre de l’Institut Grand-Ducal.

En 2003, il a reçu en France le prestigieux Prix Mallarmé pour son livre L’étrange langue. Dix ans plus tôt, son roman Mrs Haroy ou la mémoire de la baleine lui avait valu le Prix Servais au Luxembourg. Prix qui lui a été attribué une deuxième fois, en 2016, pour son roman L’architecture des temps instables. En 2011, il a été couronné du Prix National Batty Weber au Luxembourg, pour l’ensemble de son œuvre. Bien d’autres prix littéraires lui ont été attribués, et parmi eux le Prix Alain Bosquet pour sa traduction de L’amant mondial de Juan Gelman en 2013, ou, notamment, le Prix International de la Francophonie Benjamin Fondane, ainsi que le Prix Européen Pétrarque. 

Ses livres, écrits en français, sont publiés essentiellement au Castor Astral (France) et chez PHI (Luxembourg), mais également en Belgique, en Suisse, au Québec ainsi que, en traduction, dans une bonne vingtaine d’autres pays. Depuis plus de trente ans, il exerce une activité de traducteur littéraire. Il a traduit des dizaines de poètes latino-américains ainsi que bon nombre de voix européennes.


Deuxième volet d’une trilogie commencée par L’Architecture des temps instables, Leonardo est l’histoire d’un secret familial qui, en remontant à la surface, met le doigt dans les grandes plaies pas encore cicatrisées du XXe siècle. Tout commence par l’émigration de San Demetrio, de deux frères jumeaux, Lorenzo et Antonio Tramagni, à la veille de la Première Guerre mondiale. Tel un archéologue des souterrains de l’Histoire et des flux migratoires, Jean Portante sonde les zones d’ombres qui, quand elles s’approchent de la lumière, dictent aux hommes leur implacable loi.

« Lorenzo, penché par la fenêtre du wagon, agita le mouchoir blanc que Bettina avait fourré dans la poche de sa veste. A quoi bon, puisque les siens devenaient de plus en plus petits. Il aurait juré que c’étaient eux qui s’en allaient. Eux partaient et lui restait. Coincé dans une immobilité que narguaient les champs et les forêts, les collines et les montagnes, s’enfuyant, elles, vers le passé. Le laissant seul. Planté au milieu du temps. »

Extraits interprétés par l’auteur. Présenté par la Mission culturelle du Luxembourg en France, dans le cadre de La nuit de la littérature 2020 en vidéos, par le FICEP.

 



Jean Portante – Leonardo – Editions Phi – 9782919791132 – 20 €

Dossier - La nuit de la littérature 2020 : Paris ouvert aux auteurs