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François Bon et Albin Michel : "À un moment, y'a un contrat"

Videos > Reportage

Cécile Mazin - 11.09.2015

- Albin Michel - François Bon - maison édition

François Bon qui manipule la caméra, ce n’est pas banal. Plus coutumier des pages et du web, l’écrivain a décidé de « raconter [s]on histoire avec Albin Michel ». Et pour cause. 

 

« Un auteur ça vit aussi avec un éditeur. Évidemment, ça aussi, ça bouge. » Mais si les relations changent, et que la confiance doit rester, cela impliquerait également d’avoir quelques nouvelles, peut-être ? Alors voilà, François cause et parle de sa relation avec ses autres éditeurs, un hommage aux équipes, et au travail accompli ensemble. Mais à un moment, le sentiment d'être déconsidéré devient trop important : 

 

Je m’exprime vidéo, donc je parle boutique : faire des livres, faire du web. Pas pour des questions personnelles. Mais pour réfléchir à tout ça. Seulement, quand Albin-Michel refuse de répondre à tes mails et ne m’a pas payé depuis 3 ans, on peut quand même leur poser une ou deux questions ? 

 

 

La vidéo dure un peu plus de 16 minutes, avec une interrogation : le transfert de propriété intellectuelle, pour 70 ans après la mort de l’auteur, qu’est-ce que ça vaut ? « Le couillon, c'est moi » et c'est déjà beaucoup.

 

 

Pour approfondir

Editeur :
Genre : litterature...
Total pages :
Traducteur :
ISBN : 9782021088397

Autobiographie des objets

de François Bon

François Bon a grandi tout près de l'Océan, en Vendée, dans une zone rurale tout autant tournée vers la mer que vers la terre. Deux mondes qui s'opposent, aux deux extrémités du marais poitevin, les grands-parents paternels et le garage familial, les grands-parents maternels, anciens instituteurs, par lesquels viendront les livres. Dans ces vingt-cinq ans, du milieu des années cinquante au début des années quatre-vingt, s'accomplit une considérable mutation, d'une société essentiellement rurale à un monde de technologie et de consommation. Ce sont ces traces successives de son apparition que suit François Bon, à travers le prisme des objets : choses désirées de l'enfance (un miroir de poche, une cordelette en nylon) ou utiles (porte-bébé, fer à souder), objets indispensables (voitures, machines à écrire, ordinateurs) ou porteurs de rêve (les livres en première place bien sûr, mais les guitares aussi), ceux fondateurs que l'on se transmet (l'étau du grand-père), ceux de métier (règle à calcul), et tant d'autres dont la préciosité est décrite avec clarté et pudeur. La vie de ces objets finit par dresser un portrait en mosaïque de l'auteur, à la fois sobre et poignant, qui dit entre autre ce qu'est la France modeste, voire pauvre.

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