Le monde de l'édition > Bibliothèques > Actualité

Penguin prêtera bien ses titres en bibliothèques, mais pour un an seulement

Pardon ?

Par Antoine Oury,Le mercredi 14 novembre 2012 à 17:24:35 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

Le programme-pilote mené par Penguin, le New York Public Library et la Brooklyn Public Library, aura finalement servi à quelque chose, puisque l'éditeur vient d'annoncer que ses titres seraient disponibles via la bibliothèque dans les nuages 3M. Mais pour une durée d'un an seulement, après un embargo réglementaire de 6 mois. Pour les bibliothécaires, l'essai est donc loin d'être transformé.

 

 

Sans titre

Un terminal 3M en test, en bibliothèque, BCPL Photo, CC BY 2.0

 

 

Avec le lancement d'un programme-pilote au début du mois d'octobre, les bibliothécaires américains avaient bon espoir de pouvoir compter les livres numériques estampillés Penguin dans leur catalogue. (voir notre actualitté) Parce que, tout comme Hachette et Macmillan, le pingouin était légèrement frileux à l'idée de fournir ses ouvrages aux établissements de prêt.

 

L'information a été confirmée par Heather McCormack, chargée de la gestion des catalogues : Penguin va rejoindre les partenaires de la bibliothèque cloud 3M, avec Random House, Wiley ou encore HarperCollins... Cependant, les conditions drastiques du prêt ont fait bondir les bibliothécaires : un embargo de 6 mois est imposé avant la mise à disposition des titres, tandis que l'ebook disparaîtra de la base de données de la bibliothèque après une année ! Miraculeusement, le nombre de prêt n'est pas limité.

 

Toujours mieux que rien, se défendront certains : « On dirait un moyen pour Penguin de voir combien de bibliothécaires seront assez dupes pour se faire escroquer. Ou plutôt quelle somme d'argent public ira dans cette escroquerie », s'insurge le « Bibliothécaire agacé » du Library Journal. En effet, payer deux fois pour un même titre, alors que les budgets des établissements de prêt s'amenuisent, semble un prix trop élevé, même pour les titres Penguin. D'autant plus que cette exigence semble impensable en ce qui concerne le livre papier.

 

La maison d'édition a fait un effort considérable sur le prix des livres, de 9,99 à 15,99 $ : une broutille par rapport aux titres de Random House ou de Hachette, mais on prendra mieux la mesure de ce mouvement de générosité au vu de la chronodégradabilité des ebooks achetés. Grand seigneur, l'éditeur a annoncé que, début 2013, le renouvellement des titres se ferait plus facilement grâce à une fonctionnalité mise au point par 3M.

 

Voilà qui donne du grain à moudre à la page Facebook The BIG 6, qui vilipende outre-Atlantique les complexes des grands éditeurs vis-à-vis du prêt numérique.

Sources : Good E-Reader , Library Journal , American Libraries

Pour approfondir



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

L'Académie Balzac et chapitre.com, Partenaires à la recherche de nouveaux auteurs

« L'édition oublie qu'elle doit tout aux auteurs et elle laisse les nouveaux partir chez Amazon Publishing. Il est...

Et maintenant, une page de publicité : « Spot », 35ème nouvelle du Projet Bradbury

La publicité fait, qu'on le veuille ou non (en général, c'est plutôt "ou non"), partie intégrante de...

Pourquoi écrivez-vous, Olivia Elkaim ?

  . Olivia Elkaim est l'auteur de trois romans : Les Graffitis de Chambord (Grasset, 2008), Les Oiseaux noirs de...

pub

Sondage

Les éditeurs et la promotion des livres : paroles d'auteur

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com