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Le monde de l'édition > Tribunes

Voeux d'un libraire dubitatif

Par Benoît le Louarn, le vendredi 20 janvier 2012 à 09:03:10 - 8 commentaires

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Il faut que la librairie vive avec son temps, il faut montrer qu'elle évolue, qu'elle est moderne et se tourne vers les nouvelles technologies, mais il faut aussi parfois se poser des questions.

 

A l'heure où le Syndicat de la Librairie Française s'apprête à relancer le site de vente en ligne, 1001libraires.fr, à coup de centaines de milliers d'euros, bien que ce dernier, après un an d'activité et plus de 2 millions d'euros d'investis, n'ait jamais décollé (en moyenne 6 livres vendus par jour). Alors que le même Syndicat se lance dans des études sur la vente en librairie indépendante de liseuses numériques. Alors qu'une partie des acteurs de la chaîne du livre se lance tête baissée dans le numérique, sans aucun état d'âme, peut-être serait-il temps de réfléchir à l'avenir du livre, aux ventes par internet et au numérique et de ce que peuvent faire les libraires avec ça...

 

Aujourd'hui, entre 9 % et 10 % des livres sont vendus par Internet et la réaction de bon nombre de libraires est de se préparer à prendre une part du gâteau, en développant chacun son site ou en se regroupant de différentes manières, sur des sites de plus en plus variés et dispersés. Est-ce là le fond du problème et le travail d'un libraire est-il de vendre des livres sur Internet ? Outre le retard pris par les libraires, qui semble de toute façon trop important à rattraper, le nerf de la guerre, le principal combat devraient être le raccourcissement des délais de livraison.

 

Pour concurrencer Internet, il faut à tout prix pouvoir obtenir les ouvrages en librairie très rapidement, dans l'idéal en 24 heures, ce qui est compliqué aujourd'hui. Rappelons que les prix sont les mêmes entre Internet et la librairie, loi Lang oblige, et que les frais de port sont offerts dans les deux cas. Pourquoi essayer d'aller contrer les leaders sur leur terrain, s'ils sont les meilleurs dans ce domaine, soyons les meilleurs dans le nôtre. Le métier de libraire ne serait-il pas plutôt d'inciter et donner envie, de créer des lieux de vie, beaux et accueillants, des lieux de rencontre et d'échange ?

 

 

Que nos librairies ne deviennent pas des boutiques d'informatique, surtout, qu'on n'y entende pas des discours tels que : « Mais Monsieur, avez-vous flashé votre lecteur avec le nouveau firmware disponible sur le site du constructeur ? Les nouveaux formats de cet éditeur ne sont compatibles qu'avec la toute dernière mouture qui lit bien plus que les simples .ePub, .Mobi, .Prc, .Azw, .Cbr, .Cbz et .Pdf » . Non, pitié !

Le cinéma, et surtout la musique, sont passés par là : numérique = fichiers disponibles gratuitement un jour ou l'autre sur le net = fin des haricots. Pourquoi les choses seraient-elles différentes avec le livre ? Quand un éditeur vend un livre numérique, il vend un fichier qui va, ne nous leurrons pas, se retrouver aussitôt en libre accès sur la toile, après déverrouillage des dispositifs anti-copie plus faillibles les uns que les autres. Le modèle économique qui préconise la vente des fichiers en place des livres papier semble pour le moins compromis.

 

Les éditeurs ont un peu de mal à imaginer qu'ils seront les premiers sacrifiés dans une chaîne toute numérique. Pourquoi les auteurs s'encombreront-ils demain d'intermédiaires entre eux et les plateformes de téléchargement ? Et s'il faut absolument alimenter les liseuses et autres tablettes, pourquoi l'éditeur ne céderait-il un code de téléchargement du fichier numérique avec le livre papier, à la manière des films vendus en lot dvd-bluray/téléchargement ? Au moins, le tablette- lecteur en aurait pour son argent et on donnerait une chance aux deux supports de cohabiter et de se compléter.

 

Un livre c'est encore un objet, un format, une couverture, un papier, une typographie. Il y a du monde derrière, des savoirs faire, du métier et des talents. Derrière les auteurs et les maisons d'éditions, il y a des imprimeurs, des graphistes, une filière papier, des sociétés de diffusion, de distribution, du transport, des librairies et autres points de vente. Et en 2012, tout ça a besoin d'être défendu, avec force...

 

Benoît le Louarn, libraire à Paimpol

Par Benoît le Louarn, le vendredi 20 janvier 2012 à 09:03:10 - 8 commentaires

Mots clés :
adaptation - librairies - -

Réactions

Publié par Rêveuse

 

"Les éditeurs ont un peu de mal à imaginer qu'ils seront les premiers sacrifiés dans une chaîne toute numérique. Pourquoi les auteurs s'encombreront-ils demain d'intermédiaires entre eux et les plateformes de téléchargement ? "

Bonne question... D'autant que les auteurs ont du mal à vivre de leur travail et ont l'impession, peut être fausse, que tout le monde a une part du gateau sauf eux. Sur une BD à 10/15 euros, 75 centimes va à l'auteur.

Dans un univers ou être "nouvel auteur" signifie se faire imposer des conditions de travail de salariés (alors qu'on a choisi d'être indépendant précisément pour ne pas avoir à les subir) et donc des délais de plus en plus intenables, il est clair que les auteurs se posent la question. Moi la première.

La faute à un business de la culture qui globalement oublie les auteurs, hormis les quelques très connus. Les autres bouffent de la vache enragée.
Alors oui, ca va aussi être le cas des éditeurs et des libraires (C'est même déjà le cas pour les petites structures)... Mais tant que ça ne touchaient que les auteurs, personne n'en parlait. Hé bien voilà, désormais, tout le monde dans la même galère. Et si on veut s'en sortir tous, va falloir imaginer des solutions qui arrangent tout le monde. Sinon, ce sera chacun sa merde. Et pour une fois, ce seront peut être les auteurs qui s'en sortiront le moins mal.

Écrit le 20/01/2012 à 09:18

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Publié par Moggio

 

"Le métier de libraire ne serait-il pas plutôt d'inciter et donner envie, de créer des lieux de vie, beaux et accueillants, des lieux de rencontre et d'échange ?" Oui, c'est la carte à (tenter de) jouer et pour cela les libraires, s'ils veulent continuer à vivre de leur métier, doivent tenir compte du fait que nos économies de marché (vraisemblablement préférables, avec le recul historique, à toute autre forme d'organisation collective ou sociale), même mixtes, "récompensent" les personnes en fonction de leur capacité à produire des choses que d'autres personnes sont librement disposées à payer.

Le commentaire de Rêveuse est intéressant. Les auteurs pourraient en effet peut-être mieux s'en sortir à l'avenir s'il devient possible de payer de moins en moins les différents intermédiaires situés entre les auteurs et les lecteurs dans la "chaîne du livre". Et il est clair qu'une bonne partie de ces intermédiaires (éditeurs, diffuseurs, distributeurs et libraires) s'interrogent aujourd'hui sur leur avenir pour cette raison, et ce, malgré les déclarations défensives sur le caractère primordial de leurs activités.

Écrit le 21/01/2012 à 12:01

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Publié par Stiaminobor

 

"Que nos librairies ne deviennent pas des boutiques d'informatique, surtout, qu'on n'y entende pas des discours tels que : « Mais Monsieur, avez-vous flashé votre lecteur avec le nouveau firmware disponible sur le site du constructeur ? Les nouveaux formats de cet éditeur ne sont compatibles qu'avec la toute dernière mouture qui lit bien plus que les simples .ePub, .Mobi, .Prc, .Azw, .Cbr, .Cbz et .Pdf » . Non, pitié !"

Pourquoi les libraires n'assumeraient-ils pas une part de cette responsabilité "éducative" que les vendeurs de tablettes refusent d'assumer ? Si le libraire doit guider vers la lecture, et que cette lecture passe par un outil un peu plus évolué que le livre, je ne vois pas le souci. On ne refoule pas quelqu'un qui se présente parce qu'il n'arrive pas à comprendre par quel bout prendre un livre, je me trompe ? :)



Si les libraires vendaient leurs propres liseuses, ils pourraient faire en sorte qu'il soit absolument impossible pour le lecteur de mettre d'autres fichiers dessus que ceux que le libraire ajoute, et pour quoi il est payé. Il suffirait que libraires et vendeurs de ebooks coopèrent, au lieu de se faire la guerre, et chacun y trouverait son compte :

- le lecteur aurait son livre numérique

- le libraire serait payé régulièrement

- les droits d'auteur serait respecté

"Le cinéma, et surtout la musique, sont passés par là : numérique = fichiers disponibles gratuitement un jour ou l'autre sur le net = fin des haricots. Pourquoi les choses seraient-elles différentes avec le livre ? Quand un éditeur vend un livre numérique, il vend un fichier qui va, ne nous leurrons pas, se retrouver aussitôt en libre accès sur la toile, après déverrouillage des dispositifs anti-copie plus faillibles les uns que les autres. Le modèle économique qui préconise la vente des fichiers en place des livres papier semble pour le moins compromis."

Les enjeux ne sont plus aussi simples : la lutte anti-copie continue de se durcir des deux côtés : c'est une lutte biologique, clairement : plus on tentera de déverouiller, plus il sera difficile de déverouiller, mais l'ingénuosité humaine étant ce qu'elle est, il y aura toujours quelqu'un qui trouvera le moyen de contourner le problème.... etc, ça peut durer longtemps comme ça. Le débat n'est donc pas de "laisser tomber", mais de s'adapter.

=> D'un côté certains diront que la culture peut de moins en moins être prise en otage, et ce grâce à nos formidables progrès en terme de communication. Et donc qu'il faut être plus subtil, par exemple vendre l'accès au site. Mais c'est partiellement erroné, parce qu'il reste difficile pour ne pas dire laborieux d'accéder à certains fichiers, à certains morceaux de culture depuis internet, et que l'esprit de partage n'est pas universellement partagé, beaucoup prennent, peu partagent. Donc il n'y aura jamais TOUT ce qu'on veut sur le web.

=> de l'autre, il y a les pessimistes, qui souhaitent justement que rien ne soit accessible sur internet et qu'on en reste au bon vieux système, qui marche, qui paie. Ce qui est à moitié vrai puisque que les libraires papier resssemblent de plus en plus à des archivistes pour ne pas dire des brocanteurs. Et il y a beaucoup de failles qui pourraient être résolues avec le nouveau système, qui pourrait trouver une nouvelle jeunesse et pour peu de ne pas faire preuve de mauvaise foi, effectivement, mieux rémumérer les auteurs par exemple.

"Un livre c'est encore un objet, un format, une couverture, un papier, une typographie. Il y a du monde derrière, des savoirs faire, du métier et des talents. Derrière les auteurs et les maisons d'éditions, il y a des imprimeurs, des graphistes, une filière papier, des sociétés de diffusion, de distribution, du transport, des librairies et autres points de vente. Et en 2012, tout ça a besoin d'être défendu, avec force..."

La publication de livres numériques par ordinateur, la diffusion de ceux ci par internet, la création, la maintenance et la mise à jour de sites internet, de bases de données aussi sont des talents et des métiers. Imprimer, acheminer, vendre un bloc de papier, aussi, mais logistiquement/économiquement c'est lourd. La même chose par internet, c'est encore lourd, mais beaucoup plus économique.

Écrit le 21/01/2012 à 14:42

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Publié par Dominique

 

Encore un article sur la mort annoncée des librairies… rien de neuf.
Il y a 10 ans, les libraires auraient dû avoir le courage de dire non aux offices! Refuser le diktat de l'industrie du papier et de l'encre.
Ils auraient peut-être évité de poser la première pierre de leur tombeau en ne servant pas la soupe à ceux qui les extermineront bientôt.
De conseillers en littérature, ils sont passés pharmaciens de la jachère. A force de servir des lecteurs sur ordonnance, plus grand chose les a différencié des plateformes internet.
J'entends déjà les hurlements de protestation. Quoi, pas mon libraire !
Demandez-vous ce qui tient la première place de VOTRE librairie, qui est en vitrine. Quels sont les titres les mieux placés quand vous entrez?
Aucune originalité. Le dernier Machin, le dernier Truc, bien médiatisé.
Pourquoi les émissions de télé envoient-elles la liste des livres qui vont passer? Pourquoi retrouve-t-on toujours les mêmes maisons d'édition partout : télé, journaux, radio, Prix… Partout. Ils possèdent la chaîne du livre, depuis la fabrique de papier jusqu'au pilon, et on recommence le cycle. Certaines particules de papier ont déjà imprimé Muso, Lévy, Drucker, Aubry et autres livres de passage.
Nous sommes tombés dans la caricature de l'industrie du yaourt. Bientôt, il faudra une date de péremption sur les livres. Une poignée de gros industriels mangent 90% du marché quand des centaines d'éditeurs tirent la langue et pour une majorité, ne vivent pas de leur métier.
Doit-on accepter de voir disparaître les libraires, comme sont partis les vitriers, les maréchaux-ferrants, les artisans de métiers obsolètes ou incompatibles avec cette folie de la finance avant tout? Les éditeurs industriels n'ont plus besoin des libraires. D'abord, ils ouvrent leurs propres librairies et ce qui se vend en grosse quantité peut tout aussi bien se vendre sur Internet ou en supermarché.
Pour le reste de la production littéraire, il y aura toujours quelques fous qui résisteront au fond de leur échoppe, reléguée en périphérie des villes à cause du montant des loyers.

Écrit le 23/01/2012 à 12:34

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Publié par Vincent

 

Votre billet est intéressant mais malheureusement comme souvent, le libraire ne parle pas de l'essentiel de son métier (comme tout commerçant) = le client.
Le commerçant est au service du client.
Le libraire est au service du client (/lecteur).
Si le client change, le libraire doit s'adapter...

Écrit le 24/01/2012 à 10:17

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Publié par François Baudez

 

La "liseuse" n'est qu'un pis-aller, car la révolution technique n'avance pas assez vite. Il faudra attendre une dizaine d'années pour que les librairies puissent s'équiper d'un terminal d'impression de livre au format d'une grosse photocopieuse. Des prototypes (gigantesques) existent déjà.
Cela permettra aux libraires de reprendre la main en terme de conseil et d'orientation du client.
En effet, on estime à 500.000 le nombre de titres en édition papier actuellement disponible à la vente. Mais contractuellement, les éditeurs français ont l'obligation de proposer à la vente chaque livre édité... 70 ans après le décès de l'auteur ! Si l'on ajoute les classiques, c'est près de 5 millions de titres en langue française qui devraient être disponibles.
On comprend donc l'enjeu des batailles de numérisation : non pas imposer les liseuses, mais se préparer, à terme, à contrôler des parts de ce flux numérique en direction des points de vente.

Écrit le 25/01/2012 à 08:35

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Publié par Indigné

en réponse à Dominique  

Lectrices et Lecteurs d'Actualitté,

Je ne sais pas quel libraire a pu à ce point vous dégoûter du fait d'entrer dans sa boutique, mais sachez bien que le métier de libraire ne se résume pas à la vente de Best Sellers et autre ouvrage super-médiatisé par les revues ou autre médias.

Notre métier nous permet justement d'esquiver ces titres et de pouvoir proposer des romans/essais et autres bandes dessinées qui seraient passées à la trappe dans le monde de l'édition. Bien sûr, nous nous devons aussi de proposer les titres tels que Musso/Levi et autres auteurs que vous ne semblez pas apprécier, mais veuillez ne pas nous confondre avec des manutentionnaires chargés de mettre en place de gondoles de supermarchés.

De plus, nous faisons un métier de partage, qui permet de créer des liens forts avec les personnes que nous rencontrons. Les échanges et discussions qui en ressortent sont un véritable enrichissement, que ce soit pour les clients ou les libraires. Jusqu'à preuve du contraire, c'est un service que vos bornes numériques ne vous proposerons pas. Alors venir parler du rapport avec le client, je pense que c'est un aspect qui est largement mis en avant par notre profession, et qui bien sûr, si vous préférez restez chez vous derrière vos écrans, disparaîtra.

Enfin, au sujet de la liseuse : j'ai été formé pour pouvoir conseiller des livres et non du matériels informatiques.Ce n'est pas par dépit que j'ai choisi cette voie, mais bien par passion. Je ne vois pas en quoi mon métier est de mettre à jour des tablettes numériques, et de former les gens à ne plus venir à notre rencontre. Si je le fais, alors oui, la personne m'achètera cette tablette, et quelques fichiers au passage... Mais après, qui d'autres qu'Internet et ses sbires profitera? Surement pas nous.

Je suis de la génération des jeux vidéos, des lecteurs MP3 et des DVD. Mais jamais un écran ne remplacera mon affection pour le papier et ses tâches d'encre.

Un jeune libraire désespéré par la considération de la population française pour son métier.

Écrit le 28/01/2012 à 12:37

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Publié par Shell

 

"Un livre c'est encore un objet"
Qui prend la poussière et pour lequel il faut de la place
"un format"
un poids...
"une couverture"
L'illustration reste de mise avec le numérique
"un papier"
Une déforestation...
"une typographie"
Version numerique il y a DES typographie, et on peut choisir!
"une filière papier"
Tueur de planete
"des sociétés de diffusion, de distribution,"
Capitaliste!
"du transport,"
Pollueurs!

Bien sur je blague à moitié (bon aller, au 3/4 ^^ ), j'aime les bouquins!
Mais le eBook et un bon complément, (une transition?) une bibliothèque et un dictionnaire transportable ou que l'on aille.
Et je pense aussi que pour l'achat d'un livre sa version numerique devrait être offerte.
Mais je pense qu'il y a trop d'amoureux du livres pour que les eBook fassent vraiment du mal a cette industrie.
Certains corps de métiers et entreprises vont peut être en souffrir, d'autre vont s'adapter, et d'autres vont peut être naître.
La vie avance, les métiers changent, c'est dommage pour certains et bon pour d'autres, mais c'est comme ça!
Toute espèce vivante sur cette planète voit un jour ou l'autre les choses changer et dois s'y adapter pour vivre, et pleurer sur son propre sort ne fait rien avancer.

Écrit le 29/04/2012 à 23:33

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