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La fin du lecteur ebook : un 'alarmant déclin' à relativiser

Laisser causer les cabinets d'analyse...

Par Clément Solym,Le jeudi 13 décembre 2012 à 12:48:38 - 2 commentaires

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Hier, c'était la fin du monde, en regard des différentes études de ces derniers mois, présentant une baisse importante de la croissance. En effet, la polyvalence des tablettes les rendrait plus attractives, aux yeux des clients, qui se désintéresseraient alors des appareils à encre électronique, pour profiter de l'écran couleur et des multiples fonctionnalités. Certes...

 

 

 

 

iSupply avait constaté ce que la Book Industry Study Group annonçait déjà plusieurs semaines auparavant : pour l'année 2013, seuls 10,9 millions de lecteurs ebook allaient être expédiés. A contrario, le nombre de tablettes achetées irait croissant, passant de 120 millions en 2012 à 340 millions d'ici 2016, projetait le cabinet d'analyse.

 

 Mais PaidContent ne s'en laisse pas conter : face « à l'alarmant déclin », le magazine se montre plus réservé. Si en 2011, 23,2 millions de lecteurs ebook ont été livrés, il faut bien comprendre que les usages restent totalement différents. Et rien ne démontre que, parce que les tablettes gagnent les coeurs, les lecteurs ebook sont en voie d'extinction, ni menacés de vagues de suicides, jetés négligemment dans des poubelles. 

 

Cela équivaudrait à croire que les GPS sont bons pour le cimetière des appareils high-tech parce que les smartphones sont désormais équipés d'une pareille fonctionnalité. 

 

Mon oeil, mon pied et le reste

 

Sauf que pour avoir vu passer à la rédaction différents modèles de tablettes, la Kobo Arc en dernier lieu, ActuaLitté se joint à PaidContent : les lecteurs ebook ont encore de beaux jours devant eux. Trop lourde et peu ergonomique, la tablette de Kobo n'est qu'un exemple : ces machines disposent immanquablement d'atouts, mais sont encore loin d'un idéal. 

 

En outre, les évolutions, même minimes, comme l'apparition du rétroéclairage, sur les lecteurs ebook, montrent que ces machines ont encore une belle marge de progression. Sans même prendre en compte qu'il s'agit d'appareils de lecture, uniquement, et que le nombre de lecteurs qui souhaite s'équiper pour profiter d'un outil de lecture numérique n'est pas aussi extensible que les utilisateurs de tablettes. 

 

Par ailleurs, il faut compter sur le fait que l'on ne remplace pas rapidement son lecteur ebook : les mises à jour matérielles n'introduisent pas des révolutions sidérantes, et une fois que l'on a son appareil, inutile d'en changer avant plusieurs années. La croissance des ventes sera donc d'autant plus naturellement ralentie, que le parc d'utilisateurs ne peut pas être démesuré. 

 

Rien de fondamentalement inquiétant, dans cette histoire, simplement quelque chose de très naturel. Après tout, si iSupply met l'accent sur la croissance, ses pronostics ne sont pas erronés : c'est simplement qu'elle ne prend pas en compte les usages. 

 

Enfin, il faudra probablement se tourner vers les prochaines évolutions de la technologie e-ink, qui devrait présenter ses nouveaux appareils couleur. Avec une autonomie bien plus importante que celle des tablettes, ces machines représentent un avenir important pour la lecture numérique, et surtout l'accès à de nouvelles oeuvres. Quand un lecteur ebook peut disposer de plusieurs semaines d'autonomie, contre une dizaine d'heures pour une tablette, la question se pose à peine.

 

Pour approfondir



Réactions

Publié par nicolas

 

Il n'y a pas d'apparition du rétro-éclairage sur les lecteurs ebook, car ces lecteurs (Kindle PaperWhite, Cybook Odyssey FrontLight, Kobo Glow) utilisent une technologie qui éclaire les écrans par dessus et non par derrière comme sur les tablettes.

Écrit le 13/12/2012 à 13:02

Répondre | Alerter

Publié par MarkLeNet

en réponse à nicolas  

Nicolas m'ôte les mots des doigts.
En effet, l'encre électronique est généralement sur un support opaque, et se comporte pour l'œil comme du papier.

Là où il y a une grande marge de manœuvre, c'est d'inclure plus de vidéo (genre journal dans la saga H.P.) et donc, une batterie plus puissante, car en ce cas l'alimentation de l'écran serait à faire en continu pour la zone animée.

Sachant que ça fait 20 ans qu'on sait le faire techniquement (E-Ink, Jacobsson, 1992), il serait temps qu'on le diffuse, non?

Mais ce serait contraire aux principes du marketing d'obsolescence (le même qui pousse les télés à la 3D en quatre étapes sur plusieurs années)... Faut faire banquer le client, en lui faisant croire au'on lui apporte un nouveau service, alors qu'on en retient plusieurs.

Bref: non, c'est pas la fin de la tablette de lecture. Mais il serait temps qu'ils se bougent!
M., de VivreAFond.com/Medias

Écrit le 13/12/2012 à 19:44

Répondre | Alerter

 

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