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Crise sociale et liquidation partielle pour l'imprimerie Mame

Le monde religieux ne fait plus vivre son imprimeur...

Par Nicolas Gary,Le lundi 11 juillet 2011 à 08:49:08 - 1 commentaire

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 Fin de partie pour l’imprimerie Mame, dont le tribunal de commerce de Tours a décidé la mise en liquidation partielle, avec pour corollaire, le licenciement de 230 employés.

Pour Stéphane Deplobin, secrétaire CGT du comité d’entreprise, c’est une véritable catastrophe.Il s’explique auprès de l’AFP : « On est écoeurés. C'est un gros morceau de l'édition et du livre qui s'en va. C'est également une catastrophe sociale, car on a des métiers relativement techniques et on ne sait pas faire autre chose. »

Située à Chambery-lès-Tours, une partie de l’imprimerie historique sera cédée à la SAS façonnage du Maine, ainsi qu’à la SA Jouve. Au total, 26 employés sur 140 conserveront leur emploi.

C’est que Mame avait déjà connu une première mise en liquidation le 18 mai dernier, avec toutefois la possibilité de poursuivre l’activité jusqu’à la date du 30 juin. Les deux repreneurs s’étaient déclarés auprès du tribunal le lendemain de la décision. « Le tribunal a pris acte que les plans de reprise se feraient en plan de cession, détaille le dirigeant. Deux projets ont été présentés : l'un concerne la reprise de l'ensemble du groupe ; l'autre concerne la reliure Mame », expliquait alors Jean-Noël Laski, P.D.G. du groupe.

Depuis le 31 mars 2010, la société avait connu une série de crises, qui avait débuté avec un redressement judiciaire, avant de s’amplifier, par un grand nombre de licenciements.

Fondée voilà un siècle, l’entreprise était au départ une société familiale : Armand Mame avait en effet fondé une imprimerie-édition, particulièrement dédiée aux ouvrages religieux, et spécialement les missels. Par la suite, son fil, Alfred, l’avait remodelée pour se concentrer sur l’activité d’imprimerie. En 1860, la société devient alors la plus importante des sociétés du secteur.

Sa plus grane réussite restera dans le domaine religieux, avec une édition de la Bible de Gustave Doré.

Éliane Ginon, PDG de la société ne se faisait pas d’illusions. En mai dernier, elle expliquait àOuest-France : « Nous ne vivons pas dans le même monde. L'Église n'a pas les mêmes finalités que la réalité économique. La cohabitation est difficile. » La direction avait, à cette époque, assurait qu’il n’y aurait pas de licenciements. « Après avoir imprimé la Bible pendant des siècles, MAME se consacre aujourd’hui à l’impression d’ouvrages techniques, scolaires, beaux livres et produits industriels », peut-on cependant lire sur le site internet.

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Mots clés :
imprimerie - mame - liquidation - partielle



Réactions

Publié par Sophie

 

Les Editions Mame (qui font partie du groupe Media-Parcicipations) n'avaient plus aucun lien avec l'imprimerie Mame depuis 25 ans. Franchement faire le lien entre les deux... Désinformation ou mauvais goût? Les deux!

Écrit le 11/07/2011 à 09:32

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