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La tablette, une solution pédagogique pour le milieu scolaire

La Belgique expérimente, expérimente...

Par Lettres numériques,Le samedi 08 septembre 2012 à 10:08:10 - 1 commentaire

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A l'occasion de la rentrée scolaire, le numérique est une nouvelle fois au cœur de l'actualité. Plus précisément, ce sont vers les tablettes que se portent les espoirs de ceux qui veulent contribuer à la réforme de l'école. Ainsi, de chaque côté de la frontière linguistique, cet outil est prôné pour répondre aux défis considérables engendrés par les nouvelles technologies.

 

 

Avec Lettres numériques

 

 

 

 

 

En Flandre tout d'abord, la VVKSO, qui chapeaute les écoles secondaires flamandes, vient d'annoncer qu'elle allait développer une vision de l'usage du numérique pour son réseau. Ce texte servira de base à la mise en place de politique TICE concrète pour chaque école. Il envisagera un large éventail d'applications de TIC à l'enseignement et une place toute particulière sera accordée aux tablettes qui permettent de contribuer à un apprentissage actif et autonome des élèves. La VVKSO insiste sur le fait qu'un usage correct des tablettes ou d'un dispositif informatique exige des compétences spécifiques de la part des professeurs.

 

 

iPad children's programming enforcement

Kevin, via Flickr

 

 

L'association a également tenu a commenté l'initiative du Sint-Pieterscollege-Sint-Jozefhandelsschool de Blankenberge qui avait obligé tous les élèves à acheter un iPad pour suivre les cours et réaliser leurs devoirs.

 

« Pour la VVSKO, le prix d'achat ou de location d'une tablette est un élément important dans le débat sur son usage. Du point de vue légal, le prix d'achat d'une tablette peut certes être répercuté sur les parents, à condition que les frais leur soient communiqués à l'avance. Mais la VVSKO estime que les écoles qui veulent obliger à acheter une tablette, doivent faire tout ce qu'elles peuvent pour éviter les obstacles financiers. Un achat ou une location obligatoire ne peut jamais avoir comme résultat que les parents n'inscrivent pas leur enfant dans l'école, parce que le prix est trop élevé », déclare Chris Smits, secrétaire général de l'enseignement secondaire catholique flamand.

 

De l'autre côté de la frontière linguistique, une récente étude menée par le Service de médiation scolaire en Wallonie auprès de plus de 2600 jeunes de 12 à 15 ans a, entre autres, révélé que 97 % d'entre eux possèdent un téléphone portable disposant pour les trois quarts d'entre eux d'un accès à Internet. Chaque jeune peut également utiliser en moyenne 10,4 écrans (télévision, console de jeux, ordinateur fixe et/ou portable, tablette, smartphone, etc.). Sur la base de ce constat, il apparaît clairement que l'école doit tenir compte de cette évolution.

 

L‘AWT, l'agence wallonne des télécommunications, préconise elle aussi un usage scolaire des tablettes plébiscitées pour leur facilité d'utilisation et leur caractère mobile. Cette utilisation nécessite cependant des équipements adéquats et une meilleure formation pour les enseignants. En attendant la généralisation de ces outils en classe, l‘Athénée Royal d'Ans intègre progressivement des iPads dans ses classes grâce au projet « École numérique » soutenu par la Communauté française.

 

Si vous souhaitez approfondir la problématique des TICE, sachez que les comptes-rendus et les vidéos des tables rondes, colloques et autres activités de l'université d'été Ludovia, consacrée au plaisir et à l'éducation numérique, sont accessibles en ligne.

 

Pour approfondir



Réactions

Publié par Wolvie

 

"Sur la base de ce constat, il apparaît clairement que l'école doit tenir compte de cette évolution." C'est là où le raisonnement bascule dans l'irréfléchi. Passer d'un constat à une déduction demande un peu plus de réflexion. En tous les cas, il faut absolument questionner 1) l'usage pédagogique que l'on peut tirer de la tablette, l'effet gadget est à proscrire 2) se demander si l'Ecole a les moyens humains et financiers (j'insiste sur l'humain) pour s'occuper du matériel et former les équipes. Actuellement, en France, ce n'est clairement pas le cas. Les ordinateurs rament, les serveurs plantent, les formations volent au ras des pâquerettes.

C'est ici qu'il faut se questionner.

Écrit le 23/09/2012 à 21:33

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