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Bookish : champion des auteurs et des livres, conçu par l'édition US

Nous CONNAISSONS les livres : nous les faisons

Le mardi 05 février 2013 à 14:45:00 - 0 commentaire

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Il était attendu, le voici : Bookish vient de se lancer. Réunissant trois acteurs majeurs du livre, outre-Atlantique, Hachette Book Group, Penguin et Simon & Schuster, le site compile des articles, des recommandations de livres, et tout un pan éditorial organisé par les éditeurs même. Pour l'utilisateur, c'est avant tout un moteur de prescription, avec lettre d'information à l'appui, et bibliothèque personnelle, dont le contenu peut être bien évidemment partagé...

 

 

 

 

Éditeurs, auteurs, rédacteurs de Bookish et autres acteurs des maisons sont invités à contribuer, pour assurer le fonctionnement du site. Pour la commercialisation, rien de plus simple : vente directe ou liens d'affiliation pointant vers Barnes & Noble et Amazon. Le tout évidemment en numérique et en papier. Avec à la tête de cette boutique Caroline Marks, qui depuis octobre 2011, remplace Paulo Lemgrubert, au poste de PDG. 

 

« Bookish occupera une place  unique parmi les sites Internet dédiés aux livres. J'ai hâte de travailler avec tous les éditeurs participants et notre partenaire AOL Huffington Post Media Group pour mener à bien ce projet passionnant », expliquait déjà la patronne, alors que le lancement était encore bien lointain. 

 

Des premiers pas, réalisés en septembre 2012, on ne se souviendra pas de grande chose, sinon du départ de Caroline Marks, qui n'aura donc accompli qu'une petite année au sein de la structure. La version bêta toujours en place laissait envisager une Arlésienne, mais le lancement officiel, ce 5 février démontre que les mauvaises langues se trompaient. 

 

Les multiples retards accumulés ont finalement abouti à une version complète, qui est désormais dirigée par Ardy Khazaei, en poste quelques semaines après le départ de Marks. Et surtout, 16 autres éditeurs ont rejoint le collectif, alimentant en données ONIX les colonnes. Au menu, HarperCollins, Macmillan, Random House, Harlequin, Houghton Mifflin Harcourt ou encore Scholastic, rapporte l'Associated Press. 

 

Une projet commun, parce que l'union fait la force

 

Pour David Young, CEO de Hachette Book Group, ce lancement réussi et cette fédération des éditeurs autour d'un projet commun permet de voir l'avenir d'un meilleur oeil. Surtout après que le ministère de la Justice a mis son nez dans le contrat de mandat, sur les saines recommandations d'Amazon, contraignant les grands éditeurs à réviser tous leurs accords, et celui avec Apple en premier lieu. 

 

« Nous ne nous comportons pas différemment de ce que nous étions avant, nous avons juste fait en sorte que les procédures formelles soient respectées, comme la rédaction d'un journal fait après chaque conférence de rédaction », assure-t-il. De nombreux partenariats avec la presse sont d'ailleurs à l'étude, comme ceux avec The Onion et USA Today, qui encadrent le lancement du service. 

 

Concrètement, Bookish propose des interviews, des extraits, des critiques et des recommandations de lecture. Si l'équipe éditoriale fonctionne en toute indépendance, les éditeurs disposent malgré tout d'un droit de regard sur la manière dont les ouvrages sont promus. Carolyn Reidy, PDG de Simon & Schuster explique : « Les éditeurs réalisent beaucoup de matériel marketing pour leurs détaillants en ligne et les détaillants utilisent ces contenus en fonction de leurs propres envies. Vous pouvez réaliser ue vidéo d'un auteur, qui ne sera pas forcément mise sur le site. »

 

Bookish doit donc servir de tremplin promotionnel, et de champion dans la défense des auteurs et de leurs oeuvres. « En fin de compte, nous cherchons à étendre le marché global pour les livres et qu'importe si l'un d'eux tombe dans les mains d'un lecteur, par le biais d'un partenaire marchand de Bookish ou d'un autre détaillant dans le monde, tout le monde gagne - depuis l'éditeur, le revendeur, l'auteur jusqu'au lecteur », assure Khazaei dans un communiqué. 

 

Reste que, sans aucune indépendance vis-à-vis des éditeurs, qui sponsorisent et font tourner la boutique, les lecteurs auront probablement plus de retenue et de défiance. Il est toujours difficile d'accepter que l'on fasse avaler des couleuvres, quand celles-ci sont officiellement payées par ceux qui veulent nous les faire acheter...

 

Bookish, à explorer 

 

 

Pour approfondir

photo Gary Nicolas

   

Directeur de la publication de ActuaLitté. Homme de la situation.

 

Mots clés :
Bookish - éditeurs - promotion des livres - réseau global



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