Le monde de l'édition > Société > Actualité

Roberto Bolaño : premiers pas vers la postérité

Une vie littéraire, brillante, après la mort.

Par Nathalie Gentaz,Le mardi 17 avril 2012 à 11:45:52 - 0 commentaire

Zoom moins Zoom plus Signaler erreur Imprimer Envoyer à un(e) ami(e)

12

L'écrivain chilien, décédé en 2003 à l'âge de 50 ans, connaît un succès post-mortem sans précédent. Comment expliquer que l'un des auteurs les plus remarquables de la littérature latino-américaine, mort depuis près de 10 ans, a publié autant d'œuvres après sa mort ?


Avec les publications de Les Détectives sauvages, 2666 et Le Troisième Reich, entre autres, Robert Bolaño, celui qui aurait préféré être détective qu'écrivain, semble hanter la littérature latino, alors que son génie éclate sur le tard aux yeux du grand public. 

 

Tous les livres de Roberto Bolaño

dans notre librairie avec Decitre 

 

Écrivain respecté de son vivant, les œuvres post-mortem de Bolaño sont quasiment cultes aujourd'hui : elles reçoivent toujours des critiques de publications reconnues (The New Yorker, The New York Review of Books), et la page Facebook de l'auteur a atteint les 43.000 fans récemment. Un film, El Futuro, inspiré d'un de ses romans, est actuellement en cours de production.

 

« Bolaño avait un talent rare et lumineux dans un paysage littéraire incertain et souvent monotone », commente Mac Margolis dans un article du Daily Beast, ajoutant que la mort prématurée de l'auteur n'a rien à voir avec son succès post-mortem.

 

« La plupart de ses romans ont l'air facile, bourrés d'introspection bavarde et de réflexions postpubescentes, mais en réalité, ce sont des récits densément superposés, avec des tonnes de narrateurs, baignant dans l'érudition et les commentaires mordants », ajoute-t-il.

 

Parmi les œuvres de l'auteur à paraître prochainement The Insufferable Gaucho (Les Chiens romantiques, janvier 2013), un recueil de poèmes, et The Secret of Evil (septembre 2013), recueil de nouvelles.

 

D'autres sont plus méfiants. Pour expliquer ce phénomène littéraire, le romancier Horacio Castellanos Moya fait appel au marketing :

 

« La construction du mythe de Bolaño était non seulement le fait d'une opération marketing d'éditeur, mais surtout une redéfinition de la culture latino-américaine et de la littérature telles que l'establishment de l'Amérique du Nord la vend aujourd'hui au public. » (voir notre actualitté)

Sources : Independent Blog , The Daily Beast

Pour approfondir



Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

Suivez-nous

Désinscription

Les blogs de la rédaction

Le Paris me des kids, Marcella & Pépée

Présentation de l'éditeur : La Tour Eiffel dans tous ses états comme vous ne l'avez jamais vue. Couleurs pop et [...]

Mon nom est Dieu, Pia Petersen

Présentation de l'éditeur : Jeune journaliste à Los Angeles, Morgane devrait a priori se méfier de ce SDF dépressif et [...]

La tête sous l'eau

Le corps, une fois dans l'eau et en profondeur, remonte toujours à la surface. Il est comme une bouée, un ballon : il [...]

Sondage

Un abonnement pour les livres numériques, en illimité, ça vous inspire quoi ?

 

 

 

 

 

 

 

Voir les résultats

 

© 2007 - 2014 - actualitté.com