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"Papier ou numérique, on s'en fout" : Le manifeste gratuit du Lire

Qu'importe le flacon : Jean-François Gayard fait une vraie « allergie » au débat.

Le vendredi 03 mai 2013 à 16:46:33 - 5 commentaires

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Le coup de gueule ne cessera pas de l'entretien. C'est que la guerre du livre papier contre le livre numérique épuise le patron des éditions Numeriklivres, jean-François Gayrad. A dresser les lecteurs les uns contre les autres, l'essentiel est oublié : le plaisir de la lecture. Dans cette optique, l'éditeur publie gratuitement aujourd'hui son Plaidoyer pour le Lire. Une compilation de quatorze textes sr le plaisir de l'évasion par le mot, avec pour défi particulier ne pas mentionner le mot « livre ».

 


 

Parce que ce mot a une seule réalité, le livre « dans la tête des gens, c'est l'objet », alors autant le mettre de côté pour réunir ce que les deux supports ont en commun et revenir à l'essentiel. Pour retour aux sources, NumérikLivres propose Sur la lecture de Proust. Une préface à Sésame et les Lys de Ruskin sur les réminiscence des lectures d'enfance.

 

Parmi les cibles de sa saine colère, Jean-François Gayrard, vilipende « les théoriciens », « blogueurs » et « conseillers » d'un modèle économique, ceux qui « ne mettent pas les mains dans le cambouis ». De même pour le Salon du futur du livre de Bourgogne et le grand frère parisien. L'éditeur s'y rendra quand on parlera de lire plutôt que du seul emballage.

 

« Le livre a besoin de la littérature, mais la littérature n'a pas besoin du livre ». Et de rappeler que le petit pavé de papier n'est qu'une incarnation du mot dans l'histoire. Au travers des libraires que l'on plaint « davantage que les défunts disquaires », Jean-François dénonce une économie de l'emballage. Un modèle dont les coûts concernent pour moitié ni la rémunération des auteurs i le fonctionnement éditorial.

 

En revanche, il s'étonne de la ponction d'un quart des revenus de ses activités immatérielles pour la distribution, le stockage, et faire vivre les libraires qu'il accuse d'avoir accentué leur métier sur la vente de papier.

 

La dent dure contre tout ce système, l'éditeur qui « fai[t] le même travail qu'un autre si ce n'est l'impression » porte un regard bienveillant sur les auteurs : un quart des recettes est reversé en droits d'auteur. 

 

Et il se distingue surtout sur l'envie de « prendre des risques », ce qui signifie éditer des auteurs à vrai potentiel littéraire malgré les ventes restreintes. Dans l'industrie numérique aussi une poignée de titres fait le marché : « 35% du chiffre pour 20 titres érotiques ».

 

Tout n'est question que de changer d'habitudes et laisser de côté les croyances.

Pour approfondir

photo Bastien Morel

   

Chroniqueur-interviewer culture, web & phénomènes de société.

 

Mots clés :
support - papier - écran - libraire



Réactions

Publié par Man

 

Qu'il aille se faire voir. Et qu'il parle pas au nom de tout le monde.

Écrit le 03/05/2013 à 16:56

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Publié par Jean-François

 

Ah ! Vous aussi vous êtes envahi de trolls :)

Écrit le 03/05/2013 à 17:14

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Publié par Margot

 

Et les pauvres photographes? Vous y pensez aux pauvres photographes, contraints à la fermeture par le méchant numérique? Qui est prêt à retourner à l'argentique pour les aider?

Ça fait plaisir d'entendre enfin qu'un livre, c'est une histoire, peu importe le support. Si vous n'arrivez pas à vous perdre dans une histoire parce-que le support vous dérange, alors l'histoire n'est pas assez bonne.

Un livre numérique ou papier peu importe, du moment que je puisse changer de réalité le temps d'une lecture...

Continuez M. Gayard, certains lecteurs sont d'accord avec vous :)

Écrit le 04/05/2013 à 14:14

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Publié par Jean-François

 

Merci Margot, ce qui me rassure, c'est que certains lecteurs sont surtout capables de faire des commentaires constructifs, à l'inverse du trolls du Web. Bien vu pour les photographes. De tous les photographes que je connais, il n'y en a pas un qui retournerait à l'argentique de toutes façons.

Écrit le 04/05/2013 à 14:19

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Publié par Boris

 

Pas encore lu cet ouvrage, mais l'intention est fort louable.

Juste une remarque : dommage que celui-ci n'existe pas au format papier... Je veux dire, ceux qui vont lire cet essai sont des lecteurs numériques, donc déjà acquis au fait qu'un livre n'est pas un support (ou en tout cas que ce n'est pas ce qui le caractérise, car il en faut bien un néanmoins, qu'il soit numérique ou papier).

Je crains que ce soit donc un coup d'épée dans l'eau. Avec panache, mais c'est dommage, car je crois que le texte va manquer sa cible, et ne fera que convaincre les convaincus (en un seul mot heureusement).

Écrit le 07/05/2013 à 15:02

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