Au Japon, trois pirates de mangas condamnés à des peines de prison

Antoine Oury - 22.01.2019

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Si le piratage de mangas atteint des proportions importantes, la réponse judiciaire est bel et bien présente : trois hommes, coupables d'avoir diffusé des exemplaires numériques pirates de séries populaires, ont été condamnés au Japon. Les peines vont de 2 ans et 4 mois à 3 ans et 6 mois de prison, pour les gestionnaires d'un ancien site de téléchargement très populaire.

Golden Kamui, de Satoru Noda - Expo FIBD manga
(photo d'illustration : Golden Kamui, de Satoru Noda, ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


C'est en 2017 que l'enquête a commencé autour des activités du site de piratage de mangas Haruka Yume no Ato : un coup de filet des autorités locales avait permis de placer en garde à vue 9 personnes soupçonnées de contrefaçon. Trois d'entre elles ont été jugées par une cour judiciaire d'Osaka, au Japon.

La peine la plus importante, 3 ans et 6 mois de prison, a été prononcée contre le principal gérant et initiateur de cette plateforme de téléchargement de mangas, une des plus fréquentées il y a encore quelques mois. Ses deux complices ont été condamnés à des peines moins importantes, mais tout de même conséquentes. Dans un communiqué cité par TorrentFreak, plusieurs éditeurs japonais se réjouissent de cette conclusion.

Kodansha, Kadokawa et Square Enix saluent ainsi la décision des juges : « Il est vraiment significatif que les trois principaux instigateurs aient été condamnés à des peines de prison », soulignent les signataires. La portée de la peine est d'autant plus importante, selon les éditeurs, que le site en question n'hébergeait pas des fichiers, mais proposait uniquement des liens vers d'autres plateformes de téléchargement.

Malgré cette nuance, la responsabilité des animateurs du site a bel et bien été reconnue et soulignée par la cour d'Osaka. Les éditeurs rappellent leur intention de porter plainte contre tous les sites proposant des accès illégaux à des mangas.
 
Tout au long de l'année 2018, les éditeurs, mais aussi le gouvernement japonais, ont multiplié les initiatives pour lutter contre le piratage de mangas. En mars, le gouvernement avait présenté des mesures d’urgence de blocage des accès aux principaux sites de téléchargement, en s’assurant la coopération des fournisseurs d’accès internet du pays, dont NTT.

Des éditeurs, dont Shūeisha, éditeur du fameux Shonen Jump, ont par ailleurs choisi de revoir leurs offres d'abonnement, pour devenir plus attractifs face à la gratuité de l'accès illégal.


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