Bayrou défend le 'produire français' par le succès d'Astérix

Clément Solym - 30.01.2012

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Petite accroche politique hier, à l'occasion du Salon de la BD d'Angoulême, où le candidat et président du Modem, François Bayrou, est venu faire une petite visite. L'occasion pour l'homme qui s'est fait imprimé des tee-shirts par la marque bretonne Armor-lux de faire valoir son thème de campagne, le « Made in France ».

 

Car ce « produire français » implique également le monde de la culture, a estimé le président du Modem, pour qui la BD franco-belge, pardon, française, connaît un succès significatif. 

 

Cité par l'AFP, François Bayrou revendique : « Produire français, ce n'est pas que l'industrie et l'agriculture, c'est aussi la production culturelle, notamment la BD, domaine dans lequel la France est un pays phare. »

 

Et cédant à la tradition, le candidat a même fait dédicacer quelques albums après une petite visite sur différents stands. Et, ô petite ironie, parmi les albums signés, on trouvait La faute aux Chinois, publié chez Futuropolis, d'Aurélien Ducoudray et François Ravard.

 

 

De l'éditeur

Louis Meunier est un ouvrier bien banal, tranquille, parfois un peu zélé. Dans la famille, depuis trois générations, ils coupent des têtes de poulet dans l'usine du coin. C'est là qu'il rencontre Suzanne, la secrétaire du DRH. Très vite, ils se plaisent et commencent à se fréquenter, toujours accompagnés quand même par Jean-Claude, le frère de Suzanne. Une espèce de gros lourdaud omniprésent, trempant dans des combines, le verbe haut et les mains baladeuses.

Peu de temps après le mariage de Louis et Suzanne naît Pauline, un bébé prématuré qui rencontre de grandes difficultés à se nourrir. À l'heure où l'on commence à parler de plus en plus de la délocalisation de l'usine, c'est également la crise dans le couple. Persuadée que Pauline la déteste et ne supportant plus l'odeur écoeurante de poulet que dégage Louis, Suzanne tombe en dépression. Louis multiplie les heures supplémentaires pour payer les frais d'hôpital jusqu'à ce que Jean-Claude lui propose de changer, comme qui dirait, de secteur d'activité...

Bon évidemment, « les habitudes, c'est comme la classe sociale, c'est pas facile d'en changer ». Mais ce qu'on lui demande de faire, ne diffère pas tellement en fait de son boulot : au lieu de décapiter des poulets, c'est des hommes qu'il doit trucider... Le crime, une petite entreprise qui ne connaît pas la crise à condition de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre...

 

Retrouver La faute aux Chinois, sur Comparonet

 

 

« Tout ce qui est création culturelle relève du produire français, on le voit bien avec le succès mondial d'Astérix », a ajouté François Bayrou. Et de conclure : « Si nous sommes un pays créatif, nous allons relever les défis. Si nous baissons les bras, le modèle français n'y résistera pas. »