Beverly est de retour dans la nouvelle adaptation comics d'Howard The Duck

Joséphine Leroy - 14.06.2016

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Voilà trente ans que le film Howard The Duck a été porté sur les écrans, inspiré par le comics de Marvel publié pour la première fois en décembre 1973. L’ancienne interprète de Beverly Switzler, Lea Thompson, fait un retour surprise dans la nouvelle adaptation comics d'Howard The Duck (Howard The Duck #8). Et elle fera la couverture du #9. 

 


Couverture de Howard the Duck #9

(Capture d'écran twitter / @LeaKThompson)

 

 

Howard The Duck, ce canard humanoïde créé par Steve Gerber et Val Mayerik, fait partie de l’Univers Marvel mais y occupe une place singulière. Dans le film, il vit sur une planète peuplée de canards, identiques à lui. Un jour, alors qu’il se détend sur son fauteuil, il est aspiré dans l’espace et atterrit ni une ni deux sur la planète Terre. C’est là qu’il rencontre Beverly, chanteuse de rock (campée par Lea Thompson) et Phil Blumburtt. 

 

Le numéro #8 sortira demain 15 juin. Il a été écrit par Chip Zdarsky et dessiné par Joe Quinones. Dans l’intrigue, le détective privé qu’est Howard poursuit ses enquêtes farfelues. La dernière a de quoi retenir l’attention : Lea Thompson apparaît à sa porte et l’engage pour élucider le mystère d’une disparition. Rien d’original serait-on tenté de penser, sauf qu’elle rapporte sa propre disparition. 

 

Comment l’actrice a-t-elle accepté de voir son image de nouveau associée au personnage de Beverly ? « Ma carrière prend cent directions différentes et je les suis toutes », a confié Lea Thompson à Hollywood Reporter. « Ils m’ont demandé si je voulais apparaître dans le comics et je me suis dit : “Eh bien oui, pourquoi pas ?”. » 

 

« Nous avons commencé à nous organiser il y a à peu près un an, et beaucoup d’éléments du scénario portaient sur cette apparition, donc cela fait sens dans l’histoire et ce n’est pas un simple rebondissement », précise l’auteur. 

 

Le film, sorti en France sous le titre « Howard... une nouvelle race de héros », avait fait un flop retentissant au box-office en 1986, déjouant les prévisions des professionnels et endettant George Lucas, qui avait investi près de 50 millions $ pour la construction du Skywalker Ranch. Après avoir perdu 21 millions $ supplémentaires lors de la commercialisation du film, George Lucas dut vendre à prix cassé sa division spécialisée en images de synthèse, future maison Pixar, à Steve Jobs.

 

Vilain petit canard du cinéma, le film avait été renié par l’auteur du comics adapté, Steve Gerber (mort en 2008). Le film avait même nommé dans les catégories « pire réalisateur », « pire chanson originale », et « pire second rôle masculin » (pour Tim Robbins) lors des Razzie Awards de 1986. La cérémonie l’avait finalement récompensé dans la catégorie : « Pire film », « pire scénario », « pire révélation de l’année pour les six hommes et femmes en costume de canard » et « pires effets spéciaux ». 

 

 

 

Mais tout vient à point à qui sait attendre, et l’immense échec du film a assuré sa renommée tardive. En 2014, le canard apparaît dans le film Les Gardiens de la Galaxie, dans une scène post-générique. « Tant de personnes sont venues me voir et m’ont dit “Je vais être le seul à venir te voir pour te dire qu’Howard the Duck était mon film préféré”. Et des milliers de personnes m’ont dit la même chose », raconte l’actrice de Retour vers le futur.  

 

Lil Wayne reprend même son nom dans son album Tha Carter II et notamment dans la chanson Weezy Bay : « So bout it... like Master P. But no coward - No, I am no Howard the duck »

 

Chip Zdarsky raconte avoir grandi avec Lea Thompson : « Elle a été au centre de deux films cruciaux pour moi lorsque j’étais jeune, celui où elle couche avec un canard [Howard the Duck] et celui où elle essaie de coucher avec son fils qui a voyagé dans le temps [Retour vers le futur, NdR] », s’amuse le réalisateur. 

 

 

 

En vrai fan, le réalisateur confie une anecdote : « Je vivais dans une petite ville et mon ami Terry et moi-même, nous voulions louer les VHS pour les repasser encore et encore... On s’est mis tous les deux d’accord que la chanson de fin du groupe de Lea dans le film, Cherry Bomb, était la chanson la plus géniale au monde, donc nous avons commencé à enregistrer la musique avec un microphone que nous collions aux enceintes de la télé afin d’écouter la chanson n’importe quand. »

 

Lea Thompson est revenu sur son ressenti lors de la sortie du film en tant que « star principale » en confiant que cette période était « douloureuse ». « Ce qui semblait désastreux est finalement devenu bénéfique à la fin ». « Et puis... c’était un film assez dément quand même ! », conclut-elle.  

 

(via The Hollywood Reporter)