Bimbos versus Chatons tueurs : ça va miauler

Clément Solym - 26.04.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - bimbos - chatons - tueurs


C'est l'histoire tragique, mais - presque - vraie, d'une tribu de bimbos, qui portaient une affection trop grande pour la race féline. Tout commence par un coït, mais finira par un couac.

Anaïs et ses amies décident de ne pas modifier leur programme : bien que le dernier amant de la blonde soit mort dans sa salle de bain, après avoir glissé sur une flaque d'urine de chat, pas question pour les trois de rater la foire aux chatons de Bruxelles.

Après quelques pas dans les allées, entre deux stands de nourriture macrobiotique ou encore de petits jouets félins, les chats présents - la meute de chats - vire complètement dingue. Et les voilà qui s'en prennent à leurs maîtres et maîtresses, devenant plus féroces et voraces que des vampires.


Ça tue, ça mort, ça griffe, en bande, le tout alors que Kitty C, célèbre femme-chatte est tout juste entrée dans la foire. Toutes griffes dehors, les minous se changent en meurtriers - chatons tueurs, dans le titre, vous n'aviez pas fait gaffe ? - et les bimbos doivent alors lutter pour leur survie.

Et très franchement, si elles avaient pu y rester, personne ne s'en serait plaint. C'est que, non seulement le scénario de ce titre est assez indigent, mais surtout, il n'était vraiment pas utile donner une vie papier à ce titre. Chez Manolosanctis, les titres complètement barrés, c'est une règle, et souvent, très souvent, les BD qui en résultent sont particulièrement appréciables.

Mais là, stop. Ça ne fait tout simplement pas de sens - et ça n'a pas de sens. La démonstration de violence fait sourire une seconde - particulièrement ce petit chat qui vient laper une flaque de sang, juste à côté d'un bras arraché dont on voit l'os - mais sûrement pas assez pour faire tenir 137 pages. Parce que l'on tombe dans du lourdingue.

On peut toujours arguer de la BD de série Z, et du 2e, voire 3e ou 7e degré, ça ne marche pas. Le dessin n'est pourtant pas désagréable, très conforme à la ligne éditoriale traditionnelle de la maison, mais vraiment, le titre sent la resucée d'un scénar de morts-vivants, où l'on aurait remplacé les cadavres ambulants par des chats.

Moralité, dans les deux cas, ça sent la chat-rogne...

Sortie le 5 mai.