Culotte et censure : le matériel d'un auteur BD confisqué

Clément Solym - 25.02.2012

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Fin novembre, Pirate Sourcil, dessinateur de webcomics qui ne demandait rien à personne se voit méchamment censuré pour une planche mettant en scène quatre animaux, anthropomorphisés. Et en cette période de Salon de l'agriculture qui vient d'ouvrir ses portes, on a vraiment envie de le crier : OH, LA VACHE !...

 

Donc, dans ce dessin, deux petits animaux-garçons et une petite animale-fillette discutent sexualité et prostitution. Les deux mâles se font aguicher et la femelle leur propose de voir sa culotte pour 3 €. Mais pour « faire plus », ce sera « disons plutôt 5 euros ». Et l'enseignant animal d'âge mûr d'intervenir pour couper court à cette conversation choquante. (à retrouver à cette adresse)

 

Et notre dessinateur de se faire attraper dans les grandes longueurs, expliquant sur son blog : « Suite à une plainte, j'ai eu le droit à une discussion avec la gendarmerie de la plateforme PHAROS (institut qui lutte contre la cybercriminalité) Il a été jugé que l'histoire « une histoire de petite culotte à l'école » (Visible sous cet article) est illicite et punissable par la loi ...


Cette sanction serait due à son caractère dépassant une certaine éthique. Sous la menace d'une ouverture de procédure judiciaire. Il m'a été prié de censurer cette histoire. Après une certaine indignation, je m'exécute. C'est un peu ridicule sachant que cette histoire non censurée traîne sur plusieurs autres sites Internet. » (voir notre actualitté

 

 

Or, Numerama qui avait levé le lièvre à l'époque, vient de faire savoir que les mésaventures de notre malheureux dessinateur ne sont pas encore finies. C'est en effet par le blog de Forza Pedro que l'on apprend que Pirate Sourcil a de nouveaux problèmes avec la justice. 

 

" Oyé oyé chers lecteurs, voici un nouveau rebondissement excessivement scandaleux concernant l'histoire de mon blog qui avait été censurée.

 

Après quelques mois de silence, la gendarmerie a débarqué chez moi AUJOURD'HUi ont pris en otage tout mon matériel, et donc tout mon travail. Sans oublier bien entendu toutes mes informations personnelles.

Je suis convoqué cet après-midi. Vous imaginez à quel point je suis outré qu'une petite BD soit l'objet de telles procédures !

 

Sans matériel, et surtout sans possibilité de communiquer tout ça sur mon blog, j'aimerai appeler à votre sensibilisation, pour faire parler de cette injustice, qui est le reflet d'une oppression faite au droit d'expression !

 

Merci d'en parler autour de vous, à vos proches, aux médias etc. Faisons bouger les choses !

 

Bouger les choses, difficile... Mais éviter de meugler avec la masse, c'est évident...