Djinn, tome 8. Laissez les Fièvres vous emporter

Clément Solym - 13.12.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - Djinn - Fièvres - Dufaux


L'Afrique garde précieusement ses mystères tout autant que Jade découvre et parcourt un passé édifiant. Nouvel artefact de sa quête ? Une perle noire qui transforma jadis la Djinn en Anatku, la déesse. La fin du trajet est proche, mais reste encore quelques bribes de cette ascendance à remonter.

D'ailleurs, dans ce passé, le sang n'est jamais très loin : luttes entre blancs colonialistes et peuples autochtones ont jadis mené à des luttes meurtrières, violemment réprimées. Si les erreurs peuvent se corriger, les échecs sont plus durement réprimés. Parvient-on à s'extirper d'un continent où les rêves naissent au creux d'une ombre passée ?

Et que rejaillissent en une seconde les brûlures qui ont cinglé ce passé !

Un dernier avant la fin. Et c'est vrai que l'on attend avec un peu d'impatience que le cycle africain de Djinn prenne fin. On ne s'enlise pas, mais ça devient un peu trop vague : les histoires se rattrapent, mais partent un peu dans tous les sens, et à force de vouloir tout expliquer, on perd un brin son temps.


Reste que oui, Mirallès va nous envoûter de cambrures et de perles, et que si la couverture est un peu trompeuse, son dessin reste magique. Quelques pains toutefois, dont les précédents albums étaient exempts, mais rien de bien méchant. Mettons que l'on a fait avec ce tome huit un petit détour avant de conclure.

Certaines circonvolutions nous attirent loin de la vérité, pour ce qu'elles embrument l'esprit. Ici, il faudra se méfier du chant des sirènes pour ne pas perdre le fil de cette fameuse perle noire...