Final L'Incal : Jodorowsky et Ladrönn achèvent le cycle

Cécile Mazin - 02.05.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - Final L'Incal - Jodorowsky - Moebius


Gorgo-le-sale, troisième tome de Final Incal, pose la dernière pierre de la grande saga SF. Les humanoïdes associés annoncent officiellement la fin de L'Incal, et disent au revoir à John, Deepo, Louz et tous les autres. Jodorowsky et Ladrönn, qui officie au dessin, proposent cet ultime volume, où chacun va prendre les armes pour tenter de renverser la dictature techno du sinistre Prez. Ce dernier entretient un projet machiavélique, « éradiquer toute trace de vie sur Terra 2014, pour créer un monde entièrement robotique ».

 

 

 

 

En créant la saga de L'Incal, Jodorowsky et Mœbius ont révolutionné la science-fiction, en introduisant un ton nouveau et des thèmes jamais abordés en bande dessinée. Avec Final Incal, Jodorowsky va encore plus loin : John Difool, doué d'un don d'ubiquité tel qu'il se démultiplie en quatre individus distinct et pourtant identiques, endosse le rôle de héros multiple, mouvant et volontiers contradictoire. Attention, Final Incal T1 est basé sur le même scénario que Après L'Incal T1, dessiné par Moebius, et les tomes 2 et 3 sont identiques pour les séries Final Incal et Après L'Incal.

 

On peut retrouver un aperçu de ce nouvel et dernier album à cette adresse. Les Humanos ne manquent pas de bonnes surprises : ils offrent l'intégrale de L'Incal en lecture libre, directement ici.

 

Et cerise sur le gâteau, l'éditeur propose une interview inédite de… John Difool, le personnage star.  « J'étais bien sûr un peu triste. Vous savez, malgré quelques changements, l'équipe de l'Incal est très soudée depuis plusieurs années. Nous travaillons toujours ensemble, et c'est un plaisir. Nous sommes comme une grande famille. Mais je pense aussi à l'avenir où je pourrais me concentrer sur d'autres rôles ! Pour l'instant, on ne me propose que des rôles de personnages un peu losers dans des productions SF mais qui sait ! Je rêve de jouer dans un drame intimiste, afin de prendre un peu de distance avec ce personnage que j'ai adoré jouer, mais dont l'image risque de me coller à la peau longtemps. C'est le risque de jouer dans des sagas, me direz-vous... »