HTML Comics mis hors service par la justice américaine

Clément Solym - 07.05.2010

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Le ministère de la Justice peut sabrer le champagne, une grande victoire vient d'être emportée par ses services dans la lutte infinie contre le piratage. Vivement Hadopi aux États-Unis, ça changera de Martine à la plage... En mettant hors service un site réputé pour le piratage de comics, le DoJ annonce avoir accompli l'une des meilleures actions contre un site particulièrement connu et fréquenté.

Une grande victoire pour canard

Htmlcomics.com disposait en avril 2010 de 1,6 million de visites par jour, avec plus de 6,630 millions de pages de BD offertes au libre téléchargement. « Débarasser internet d'une source si importante de contenu piraté représente une victoire majeure pour l'industrie de la bande dessinée et celle de l'édition en général », s'exclame le DoJ.


Le site a donc été fermé, kaput, finito. Ses serveurs ont été confisqués après perquisition du FBI, au titre de violation du droit d'auteur. Le tout en pénal, évidemment.

Réservoir à titres BD

Le créateur du site, Gregory Hart, âgé de 47 ans, aurait acquis plus de 5700 titres issus des catalogues de la plupart des grandes maisons d'édition américaine, rapporte le DoJ (parmi lesquels Spider-Man, Superman, Batman, The Simpsons, Futurama, Avengers, Incredible Hulk, Wolverine, Dilbert, Peanuts, Catwoman, Flash, Green Lantern, Wonder Woman, Hellboy, Star Wars, 300, Predator, The Mask, Iron Man and Buffy the Vampire Slayer).

Il semble par ailleurs que dans cette affaire, le DoJ ait largement bénéficié du soutien et de l'appui des éditeurs, qui se sont regroupés pour faire tomber HTMLcomics.com. Une grande première outre-Atlantique, puisque ces derniers ne seraient pas non plus passés par les voies usuelles d'avertissements envoyés d'ordinaire à un contrevenant.

Des discussions solides ?

D'un autre côté, Gegory Hart semble avoir été convaincu qu'il menait là une entreprise légale. Non seulement les titres qu'il proposait n'étaient pas disponibles au téléchargement, mais en plus, il se considérait avant tout comme une bibliothèque numérique de prêt. D'autre part, il aurait eu plusieurs conversations avec Marvel au sujet du site. Selon le service juridique de ce dernier, tout était en règle.

Manifestement pas assez...