Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

La revue dessinée sort l'artillerie lourde pour sauver vos vacances

Florent D. - 25.07.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - revue dessinée reportages - numéro estival revue - reportage maquette bd


Toute l’équipe de La revue dessinée vient de boucler son dernier numéro, fraîchement parti pour l’imprimerie. « Pour toute l’équipe, ce dernier bouclage avait un petit goût de défi. Peut-être parce qu’il a été mené à grand renfort de ventilateurs sous 40 °C diront certains. Pas seulement. Pour la première fois depuis le lancement de cette revue il y a bientôt quatre ans, nous avons glissé nos bandes dessinées dans un nouvel écrin : une maquette repensée, plus claire, plus aérée… »

 

Dans l’intervalle, le numéro 16 attend chacun, pour un sauvetage de méninges bienvenu alors que le grand chaos estival a pris ses quartiers. Au menu, « des enquêtes qui interrogent notre condition d’humain et notre vocabulaire guerrier, des reportages qui nous font retourner sur les bancs du lycée ».

 

 

 

Uber. Le nom sonne comme une menace à l’oreille des taxis, comme une promesse à celle des habitants des quartiers défavorisés. Pour les uns, il est synonyme de concurrence débridée, pour les autres, de berlines rutilantes, d’emploi et de liberté.

En Essonne ou en Seine-Saint-Denis, dans ces territoires où les discriminations à l’embauche font rage, la start-up californienne a trouvé son vivier. Elle se targue de créer de l’emploi là où les pouvoirs publics ont échoué. Mais pour les aspirants chauffeurs, le mirage est trompeur. Bercés par l’espoir de devenir patron, ils se réveillent englués dans la précarité.
 

En partenariat avec le site Les Jours, la journaliste Alexia Eychenne et le dessinateur Thierry Chavant ont arpenté l’Île-de-France pour aller voir au-delà des éléments de langage vendeurs. Ils en ont tiré une enquête fouillée, un récit empreint d’humanité.

 

 

La cour de l’asile et du hasard


Ici, l’audience est un petit théâtre. Sur scène se croise une myriade d’acteurs : rapporteurs bienveillants, avocats à l’éloquence ampoulée, traducteurs dépassionnés... Le dénouement, lui, semble parfois tenir de la loterie. Chaque année, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) reçoit près de 35 000 exilés qui se sont vu une première fois refuser le statut d’apatride ou de réfugié.

Comment expliquer que 85 % des dossiers débouchent sur un « non » ? Comment les juges prennent-ils leur décision ? La journaliste Isabelle Mayault et la dessinatrice Claire Braud, nous proposent une immersion rythmée dans le tribunal des exilés.

À découvrir ici.