La sédition Nika, ou la Chute de l'Empereur Justinien Ier

Florent D. - 21.10.2014

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En 532 apr. J.-C., règne sur l'Empire romain un certain Justinien Ier, dont l'iconographie qui nous est parvenue n'est pas vraiment flatteuse. Pourtant, c'est à lui que l'Empire romain doit de s'être en partie redressé, et surtout, d'avoir connu un regain sur différents plans. Bref, en 532, cinq ans après son accession au pouvoir, prend place la nouvelle BD de Romain Sardou et Carlos Rafael Duarte.

 

 


 

 

Le trait est plutôt réaliste, assez classique dans l'ensemble, et le citoyen de l'empire semble doté d'une musculature toujours avantageuse. L'histoire débute avec une sombre histoire de course de chars entre le clan des Verts et celui des Bleus. Les premiers auraient les faveurs de l'empereur, les autres incarneraient le peuple, et la situation dégénère évidemment en émeute. La guerre civile semble poindre, les assassinats démarrent, et le pouvoir de l'empereur est menacé. 

 

Au milieu de tout cela, Maxence, protégé de l'empereur, va enquêter, mais les racines du mal sont profondes. A ses côtés, un tigre – parce que, quitte à s'amuser un peu avec la vérité historique, on n'est pas vraiment à un détail près, surtout quand ce détail à d'énormes griffes et met un peu d'animation...

 

Cela dit, la sédition Nika est un fait qu'attestent les historiens, et qui, dans la ville de Constantinople, faillit bien coûter le trône de Justinien. Le massacre qui s'ensuivit n'en est pas moins authentique, et plusieurs dizaines de milliers de personnes moururent pour que Justinien le Grand conserve le pouvoir. (voir sur Wikipedia le récit de ce conflit)

 

On y retrouve les véritables personnages, comme le général Bélissaire, ou Jean de Cappadoce qui jouèrent un rôle fondamental dans tout ce climat lourd d'insurrection et d'extrême sensibilité publique. 

 

Clairement, Maxence a de belles qualités, et s'il s'immisce dans l'Histoire pour y apporter sa propre lecture, parfois inédite, il a le mérite de proposer une belle histoire. Tout cela tourne bien, et promet une grande fresque en plusieurs tomes qui ne manquera pas de panache. Notre ami Maxence, dresseur de fauves, trouve une place convaincante, à mon goût du moins. 

 

Avec un récit un peu plus dynamique, on arrivera à un très bon titre historique.

 

Retrouver Maxence en librairie (sorti chez Le Lombard)