Le créateur de Spawn craint que les lecteurs de comics désertent les librairies

Gariépy Raphaël - 09.04.2020

Manga/BD/comics - Comics - Todd McFarlane comics - Todd McFarlane Spawn - coronavirus industrie comics


Connu pour son travail sur Spider Man au début des années 90 et pour avoir cofondé les éditions image comics, Todd McFarlane souhaite alerter le monde des comics. Pour lui, trouver un consensus entre les grands éditeurs est crucial, la plus grande erreur possible face au Covid-19 serait de ne rien faire. 

Spawn
Chris Favero, CC BY SA 2.0


Si l’auteur sort de sa très occupée retraite, où il gère sa société de figurines articulées McFarlane Toys, son studio de cinéma d’animation et son équipe de hockey sur glace, c’est que l’heure est grave.

« Nous avons perdu beaucoup de clients dans les années 90, mais cette situation est sans précédent. Nous n’avons ni clients ni nouveau numéro imprimé. En tant qu’industrie, nous ne nous sommes jamais retrouvés à ce niveau zéro d'activité et nous ne savons pas quand et comment tout cela va finir. » 

Pour l’ancien dessinateur, le plus grand danger serait de ne rien faire. En effet plus aucun numéro ne parait et l’industrie du comics repose énormément sur les habitudes de consommateurs réguliers, le confinement pourrait changer cette routine bien installée et les clients ne jamais revenir. 

L’aide aux librairies ne serait ainsi pas suffisante selon lui, car l’après-confinement risque d’être difficile avec une demande en forte baisse. Le plus important serait de maintenir le lien entre les consommateurs fidèles et les éditeurs, de « donner aux geeks leur dose de geekness ». 
 
D'où l’importance de créer un consensus entre les quatre plus grand éditeurs de comics aux États-Unis — Dark Horse, Marvel, Image comics, DC — et de faire passer un message. McFarlane propose par exemple de mettre en ligne en accès gratuit les nouveaux numéros qui n’ont pas pu être imprimés. L’idée serait de ne pas faire perdre le fil de sorties aux fans. 
 

Perdre le lien revient à tout perdre


Souhaitant rassurer les libraires, il assure que ces deux modèles, le numérique et vente au détail, ne sont pas incompatibles : « Je me souviens qu’en 2011 les libraires ne voulaient pas que la version numérique du numéro sorte le même jour que la version papier, pensant que ça allait condamner l’industrie. Ils avaient tout faux, ça a même fait remonter les ventes. » 

Et d’ajouter : « Nous sommes une industrie construite autour de rendez-vous quotidiens, de conventions, dans lesquelles les gens viennent faire signer leurs livres, pas leur iPad. »

Cependant la situation reste complexe et demande d’intervenir sur tous les fronts : « Si nous n’aidons que les librairies, les clients habitués à vivre sans comics ne reviendront peut-être pas, mais si nous nous concentrons trop sur les clients, les libraires pourraient bien mettre la clé sous la porte. » 


via Forbes


Commentaires
« donner aux geeks leur dose de geekness »



Amen



je suis un peu loin de l’épicentre, mais je soutiendrais en eBooks les Editeurs et Créateurs de Comics wink
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