Le manga selon Zemmour : 'Une merde infâme' sans vocabulaire

Clément Solym - 24.03.2010

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Le 22 mars 2010 le plateau de l’émission « on n’est pas couché » présentée par Laurent Ruquier a été le théâtre de surprenantes révélations : La BD japonaise autrement dit le manga est selon Eric Zemmour « une merde infâme avec trois mots de vocabulaire »

C’est à l’occasion de la sortie de son dernier album que Dorothée a été invitée par Laurent Ruquier, évidement Eric Zemmour a relancé le débat autour des séries diffusées durant ses années en tant qu’animatrice jeunesse. « Si j’avais pu j’aurais empêché […] Vous avez quand même introduit un truc d’une rare indigence, d’une médiocrité inouïe » déclare-t-il.

« Je parle des manga, je ne parle pas du reste, je ne parle pas de Candy » Ah Candy et ses boucle d’or c’était trompeur ! Mais non monsieur Zemmour : Candy est japonaise c’est un manga de style Shôjô de Yumiko Igarashi .


On note en effet l’effrayante précision de l’analyse critique de M. Zemmour sur l’ensemble de la BD japonaise : «merde infâme et avec trois mots de vocabulaire, les mangas c’est quand même ça un, une violence incroyable et deux, trois mots de vocabulaire, wouh wouh »…. Parlerait-il d’onomatopées? On ne le saura jamais car Dorothée a échoué dans sa tentative de questionnement …

Après ce genre de remarque, force est de constater que malgré le réel essor des produits culturels nippons en France, M. Zemmour n’a toujours pas compris que le manga est, au même titre qu’une BD occidentale, un mode d’expression artistique. De plus, si la pauvreté des manga était si importante et néfaste pour la culture de la jeunesse pourquoi seraient-ils représentés au festival d’Angoulême et dans plusieurs expositions à travers le monde ?

Nous savons que le journaliste a été payé pour animer et débattre durant l’émission voire peut-être pour faire preuve de virulence. Mais il y a des limites car les manga ou leurs adaptations animées, même en VF, ne sont pas seulement la représentation de « la violence et la bêtise réunies ».

Quant au débat sur la violence c’est un débat surannée.