Astérix, César, un papyrus : le 35e album, avant les 35 suivants

Florent D. - 31.03.2015

Manga/BD/comics - Univers BD - Astérix Obélix - Ferri Conrad - Hachette Livre


« Par Toutatis », expression consacrée du petit monde d'Astérix, et du village gaulois... Ah, comme ces aventures d'Uderzo et Goscinny ont pu marquer. Et, triste nouvelle, l'aventure se poursuit. Le 22 octobre prochain, les irréductibles reviennent avec Le Papyrus de César. Goscinny est mort, Uderzo a laissé le crayon ; Jean-Yves Ferri et Didier Conrad reprennent le flambeau. Bonjour tristesse....

 

 

 

 

 

On ne peut faire de reproches à personne : le rachat des Éditions Albert René par le groupe Hachette Livre ne pouvait pas conduire à une simple exploitation des titres déjà au catalogue. Évidemment qu'il y aurait de nouveaux albums. Évidemment que l'on remplacerait les auteurs originaux, progressivement. Évidemment...

 

Avec Astérix chez les Pictes, les deux nouveaux auteurs ont fait un carton absolu : 5,4 millions d'albums vendus en 24 langues et dialectes. Succès éditorial absolu, au point qu'Astérix venait sauver l'année 2013, que ce soit dans le monde de la BD, ou même dans les comptes de Lagardère Publishing. 

 

Et à l'occasion d'un 35e album, que penser ? Lors de la Foire du livre de Bologne, Conrad et Ferri racontent tout leur plaisir d'avoir pris part à cette nouvelle aventure. Le dossier de presse raconte : 

« Oui il y aura des batailles » ils le confirment. « Oui il y aura des nouveaux personnages dont un très méchant et fourbe » les auteurs sourient. « Oui il y aura de la potion, oui il y aura des Romains à « baffer », oui l'intrigue sera complexe et palpitante et enfin, oui il y aura des gags sur un sujet caractéristique de notre société moderne ». Bref un bon Astérix en perspective comme on les aime ! 

 

 

 

Comme on les aime, les Astérix. Et ils sont de retour, donc, avec son copain Obélix, et Idéfix, et le marketing déjà déployé pour le renouveau du couple de Gaulois, en octobre 2013, viendra chaque semaine, jusqu'à la sortie, étourdir tout un chacun. À commencer par internet.

 

Ce n'était certainement pas l'avenir que l'on pouvait souhaiter à Astérix, mais c'est évidemment celui qui l'attendait – pas tant parce que Hachette Livre rachetait la marque et les aventures. Plutôt parce que le petit blondinet à moustaches ne traverserait pas le XXe siècle pour entrer dans le suivant, sans devenir une machine de guerre commerciale.

 

Et pour ça, on se dit que même une victoire de César ne changerait rien.

 

D'ailleurs, un mot personnel pour les auteurs que je n'ai pas le plaisir de connaître : pas un mot de tous les précédents ne critique votre travail. À dire vrai, à part certains éléments le précédent album pouvait ressembler à un Astérix classique. Cela manquait un peu de vie, ça sentait le copier-imiter-coller, mais qu'y faire ? Bref : vous avez été courageux au point de vous lancer dans l'aventure, sachant qu'il y aurait certainement des critiques – et il s'en trouve. Bonne continuation.