Les avocats, les meilleurs ennemis des créateurs?

Xavier S. Thomann - 22.01.2013

Manga/BD/comics - Comics - Superman - Siegel - DC Comics


Chez DC et Marvel, les avocats et autres juristes occupent une place importante. C'est le moins que l'on puisse dire quand on prend en compte les différents procès qui ont eu lieu, et notamment celui entre DC et les héritiers du créateur de Superman. Pour ce qui est de la défense du sacro-saint copyright leur place est incontournable. 

 

Superman vs. The Elite

Gage Skidmore, CC BY-SA 2.0

 

 

Le site Comicsbeat illustre ce fait en mettant en avant différentes affaires où les avocats ont joué un rôle important. Par exemple, le cas du personnage qui a disparu dans un premier temps avant de revenir, en fonction des démêles dans les cours de justice. Il n'est pas toujours facile de savoir à qui appartient un personnage. 

 

Voilà une question propre au monde de la BD : pour ce qui est du roman, il y a rarement des litiges de ce genre. Par ailleurs, rien n'empêche d'utiliser des personnages issus d'autres livres, c'est même l'une des formes de ce que l'on appelle l'intertextualité. Pensez au livre de Gaspard Koenig, Octave avait vingt ans (Grasset), reprenant en partie le personnage de Proust. 

 

Dans le monde de la BD, il faut faire attention. N'allez pas inventer la suite des aventures de Tintin, vous risquez d'avoir quelques tracas. Et à l'intérieur même des maisons d'édition, les choses ne sont pas si simples, les personnages évoluent et disparaissent en fonction des copyrights. 

 

Pas la peine d'incriminer les avocats pour autant, ils sont toujours pris entre deux feux, avec les créateurs originaux d'un côté et ceux qui exploitent la franchise de l'autre. Le site Comicsbeat mentionne d'autres histoires pour le moins intéressantes. Selon une source anonyme, un auteur avait représenté la main à l'origine de la création de DC comme étant celle de Superman. 

 

Les avocats de Time Warner ont indiqué qu'il valait mieux l'enlever, pour éviter que tous les superhéros DC soient considérés comme issus de l'imagination de Siegel et Shuster (les créateurs de Superman). Comme quoi, les décisions prises chez DC ne manquent pas de finesse. 

 

Il faut aussi savoir que les disputes légales concernent non seulement les personnages, mais aussi leurs vêtements et leurs logos. Les avocats ont donc intérêt à connaître un minimum les BD de leurs employeurs.