Les femmes en blanc : Rentabilité maximum !

Clément Solym - 25.01.2009

Manga/BD/comics - Univers BD - femmes - blanc - rentabilité


Ah, nos chères infirmières ! Pour ce 31e tome tout de même, Bercovivi et Cauvin explorent plus encore le milieu hospitalier qui l'est de moins en moins, hospitalier ajustement. Toujours plus de malades, de moins en moins de moyens, voilà vraiment de quoi assurer un service désastreux.

Tenez : avez-vous déjà réclamé les organes du mort à sa veuve, alors que le corps est encore chaud ? Et pour la visite d'un ministre, faut-il remplacer les femmes qui ont récemment accouché par une technicienne de surface, pour donner le change devant les caméras ?

Monde pourri, vous dis-je... Quand les morts traînent sur leur lit dans les couloirs, on se dit que vraiment... enclin à réclamer la fin de l'acharnement thérapeutique. Si quelques nouveautés viennent égayer ce tome, les runing gags empruntés aux 30 précédents opus ne font vraiment pas diversion, surtout quand ils s'étalent sur quatre pages, entre la 31 et la 34...


Ça sent le délayé pour combler les vides sur certaines histoires, le comique tout juste dépoussiéré pour Noël, avec le coup de la guirlande du sapin qui joue sur les plombs de l'hôpital entier, jour, nui, jour, nuit... ce n'était déjà plus très amusant avec Les visiteurs, ici, c'est plombant.

Voilà le tome que l'on empruntera en bibliothèque, ou que l'on offrira à Tatie Paulette qui est retraitée du milieu depuis 10 ans et qui dira avec assurance : « Y'a rien qu'y a changé ! » Toujours publié chez Dupuis.