medias

Les mangas ont désormais droit de cité dans les universités japonaises

Clément Solym - 14.12.2012

Manga/BD/comics - Univers Manga - manga - universités - Japon


À Osaka, mais plus seulement, les universités réservent désormais une place dans leurs cursus aux mangas. L'industrie, toujours en croissance et désormais internationale, ne peut désormais plus être ignorée par les chefs d'établissement, tandis que les élèves plébiscitent les filières et remplissent les amphis bien au-delà de leur capacité, comme le souligne le Daily Yomiuri Online.

 

 

Puppets at Lucca Comics 2008 [please add notes!]

Niccolò Caranti, CC BY-SA 2.0

 

 

Parmi les filières proposées, on trouve les incontournables dessin et animation, manga, formation à l'écriture des personnages, mais aussi une branche plus spécifiquement tournée vers la création en ligne. « Le marché du manga génère 400 milliards de yens, rien qu'en production nationale. Il pourrait atteindre 3 trillions de yen en ajoutant les ventes à l'étranger et les adaptations ciné. On comprend que les universités consacrent une partie de leur formation à ce domaine » analyse Haruyuki Nakano, auteur spécialiste du manga.

 

Les universités sont donc équipées à la mesure de leur ambition : studio d'impression, matériel pour le dessin et l'encrage... mais aussi professeurs du cru, la plupart étant eux-mêmes des mangakas. « Les mangas sont lus dans le monde entier. J'espère que les élèves des universités seront prêts à étendre le champ d'expression du manga » professe ainsi Tetsuya Chiba, auteur entre autres de Ashita no Joe.

 

L'université de Kyoto Seika a récemment vu affluer sur les bancs de ses amphis des cohortes d'étudiants étrangers, attirés par l'originalité et le dynamisme des formations : Italiens, Suédois ou Coréens se mêlent aux Japonais, et s'expriment le plus souvent dans la langue des autochtones. « Tout ce que je vois dans les comics de l'Ouest, ce sont des blagues et des gags. Et ils sont souvent destinés aux enfants. Mais les mangas devraient être considérés comme une forme d'art à part entière » explique Robin Lingstrom, 25 ans.

 

En attendant les félicitations de la Ministre de la Culture, c'est comme si c'était fac.

 

 

 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.