Les processeurs brûlent : Les Geeks T3 / Si ça rate, formate !

Clément Solym - 02.08.2009

Manga/BD/comics - Univers BD - geek - formate - labourot


Entré voilà peu dans le dictionnaire, le Geek est une espèce florissante de nos jours : accro aux nouvelles technologies (en particulier celles qui ne servent à rien, devenant par là même indispensables), chérissant Star Wars, 300 et tout ce qui se rapproche d’un block-buster (qui plus est si adapté d’un comics), et finalement pris dans l’air du temps, voilà un bref portrait du Geek. Prononcez Guik…

Fred, sa copine – rarissime pour un Geek – Julie et leur copain Vincent agrandisse la petite famille des deux premiers tomes. On y retrouvera maintenant Charline, adepte d’Apple, son frère, mais aussi Hubert, l’esprit cartésien scientifique, ou encore CB, maître de jeu. Car le Geek et le rôliste ne sont pas incompatibles, bien au contraire.

Satirique sans trop en faire, ce troisième tome poursuit sur les petits travers de nos amis Geek – l’essayer n’est pas forcément l’adopter… Entre pannes d’ordinateur, parties de jeux vidéo intenses, discussion acharnée de spécialistes sur Batman et Hulk, cybercafé et autres tracasseries type WiFi en rade, le Geek est présenté sous un jour presque humain. On aurait même tendance à retenir le parpaing pierre qu’on voulait lui jeter à la tronche en apprenant qu’il n’est pas fan de football…

Les situations tiennent toujours sur une page, avec chute (et parfois de haut…) obligatoire, mais surtout pas mal référencée. Si vous ignorez ce qu’est une appli iPhone, que WoW vous évoque un cri de plaisir ou que Tatooïne n’est pas votre destination touristique favorite, le titre risque de vous passer un brin au travers, sans rien y voir. De même, si la « aïe tek » vous agace, laissez tomber, c’est inutile.

Le dessin n’est pas spécialement difficile à apprécier, plutôt commun, enfin disons que l’on sent le formatage Soleil sans peine. Les saynètes elles-mêmes font dans l’ensemble sourire, pour peu que l’on sache ce qu’est la Wii, mais inutile d’y revenir. Pas vraiment d’éclat de rire non plus, même si les amateurs apprécieront dès la première page la petite référence à Barbeük et Byaphine…

Allez, ça se mange sans fin, et rien ne vous empêche de faire partager ce petit plaisir à votre copain que vous n’appelez que les jours où votre PC ne démarre plus. D’ailleurs, le mieux, c’est encore d’acheter un Mac, non ? ;) Ajoutons un petit prix de moins de 10 €, et on sera satisfait de l’ensemble.

Les Geek, T3 / Si ça rate formate, publié chez Soleil, par Gang, Labourot et Lerolle , pour 9,95 €.