Manga : "Notre marché est voué à se durcir dans les années à venir"

Clément Solym - 03.12.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - Kazé Manga - hausse des prix - mangas publication


Soucieuses de prévenir, plutôt que de guérir, les Éditions Kazé Manga et Asuka annoncent aux lecteurs que deux catégories d'ouvrages verront leurs prix augmenter en début d'année prochaine. Les AS15 et AS20 passeront respectivement à 7,99 € et 8,29 €. Dans un courrier, Mehdi Benrabah, directeur éditorial des structures, explique la situation, finalement simple à comprendre.

 

 

 

Faut-il mettre en cause la surpublication ? Reste que le constat est simple : quand certains titres proposés ne séduisent pas suffisamment les lecteurs, ils peuvent « représenter une perte financière considérable pour leurs éditeurs ». Publier, ou ne plus publier, telle est alors la question, que l'on tienne une tête de mort dans la main ou pas. Or, Kazé rencontre cette problématique, pour plusieurs titres. 

 

Et foin, justement, de l'opulence, les maisons revendiquent une qualité éditoriale stricte. « Nous les aimons au même titre que nos mangas à succès et nous voulons toujours vous les proposer, même s'ils sont injustement méconnus », précise le directeur éditorial. Car la structure met aussi un point d'honneur à diffuser les séries jusqu'à leur terme, par respect tant pour les lecteurs que les partenaires japonais. 

Pour continuer à tenir cet engagement et proposer la même qualité de fabrication sur un manga de son premier à son dernier ouvrage (pages couleur, effets sur les jaquettes, qualité du papier…), il nous faut passer par une telle hausse de tarif et éviter sa disparition pure et simple des rayons des libraires avant son dénouement. 

Ce n'est pas de gaité de cœur, mais nous préférons largement cette option à des arrêts de publication brutaux qui ne sauraient entraîner que mécontentement et frustration chez vous, lecteurs.

 

L'année 2015 sera riche en surprises, promet la maison, notamment parce qu'il s'agira de célébrer un bel anniversaire. Mais Mehdi Benrabah ne peut que se résigner : « Cette hausse regrettable met en lumière une réalité : notre marché est voué à se durcir dans les années à venir. »