Mangako parie sur le manga numérique, que paye la publicité

Clément Solym - 10.04.2011

Manga/BD/comics - Univers Manga - impact - city - mangako


Éditeur de manga numériques pour iPhone et iPod Touch, Mangako avait jusqu’à lors opté pour une commercialisation de ses titres, par le biais de l’AppStore, depuis l’été 2010. Déjà presque une année, et l’occasion de faire le point sur une offre payante... qui n’a pas apporté les résultats escomptés.

Attendu que la clientèle est celle de la mobilité, l’éditeur constate deux choses : « Le mobinaute se comporte comme l’internaute.
Il est de moins en mois enclin à payer. Les usages des internautes ont validé que le gratuit est le modèle dominant pour l'acquisition de contenus culturels et de divertissement sur le web.
»


Descartes avait raison, cogito ergo sum, donc il fallait qu’évolue le modèle économique de l’éditeur. Voilà donc Mangako qui basculait dans un premier temps vers une formule Freemium : « L’application du manga ainsi que le chapitre 1 étaient offerts et les chapitres suivants, à télécharger dans l’application, payants. » Cependant, les taux de conversions d’achat In-App restent ceux d’un marchand en ligne traditionnel, et « ne peut poser les bases d’une rentabilité pérenne ».

Si le tout payant ne fonctionne pas, que le moitié gratuit ne parvient non plus à convaincre, il restait donc à essayer le tout gratuit. Alors que l’introduction de publicités dans les livres, pour ce qu’elle est discutée, est souvent plutôt attendue sur Android que iOS, Mangako prend l’initiative.


Certes un risque, mais à considérer comme un pari avant tout : « C’est sur elle que repose 90 % des modèles économiques du Web et de l'Internet mobile, et nous pensons que les applications de contenus de divertissement n’y échapperont pas. »

Manga offert contre publicité. Le résultat n’est pas inintéressant.

Il faut donc dans un premier temps télécharger l’application, puis, cette dernière installée, télécharger les chapitres qui la constituent. Le titre est disponible en français comme en anglais, et lecture est lancée automatiquement - avec la possibilité de régler la vitesse de rédoulement. La publicité n’est finalement pas écrasante ni pesante. À vrai dire, nous ne l’avons pas vue du tout...

(voir le blog Mangako)