Marvel poursuit ses auteurs en justice pour leur argent de poche

Clément Solym - 22.02.2012

Manga/BD/comics - Comics - Marvel - Disney - Gary Friedrich


Nous vous en parlions il ya quelques jours : Marvel a traîné en justice l'auteur Gary Friedrich pour avoir vendu des produits dérivés à l'effigie du Ghost Rider sans qu'il soit propriétaire des droits. La facture s'élève tout de même à 17000 $. Mais l'affaire Friedrich n'est pas un cas à part.

 

« Le jugement stipule que Gary Friedrich a utilisé Ghost Rider afin de gagner de l'argent. Depuis 1978 donc, l'auteur dessine des planches, signe des autographes, des casquettes, crée ses propres produits dérivés et des t-shirts à l'effigie du chasseur de prime spectral. En cela, le verdict indique qu'il a fait perdre 17.000 $ à Marvel en manque à gagner. » (voir notre actualitté)

 

 

Les huissiers de Marvel

 

Alors, les vilains auteurs, on est calmés ? Dans une certaine mesure, oui : Sean Gordon Murphy, auteur de Batman/Scarecrow : Year One, de Teen Titans et de plusieurs romans graphiques, vient ainsi d'annoncer qu'il cesserait définitivement de dessiner des personnages sous licence pendant les conventions.

 

« Je ne peux tout simplement plus me le permettre » écrit-il dans un post publié sur DeviantArt, « Je suis mes propres règles, et dans cette situation elles vont dans le même sens que la loi. » Murphy rappelle ensuite un contentieux survenu l'année dernière après la distribution de 200 exemplaires d'un abécédaire Wolverine non autorisé par Marvel, lequel s'était empressé de contacter Murphy pour faire valoir ses droits sur le personnage.

 

« J'avais tort. Je ne peux pas en vouloir à Marvel pour leur démarche » s'explique ensuite l'auteur. Même s'il reconnaît que les « dessins [non autorisés] ont toujours contribué à l'intérêt pour les comics » et qu'il ne peut pas « imaginer une convention sans des reproductions de Spider-Man », Murphy se déclare qu'il se sentira plus protégé s'il « dessine uniquement [s]es propres personnages. »

 

Retrouver tout Marvel sur Comparonet.

 

 

Si la polémique Friedrich a été médiatisée par la sortie au cinéma du second volet de Ghost Rider, personnage sous licence Marvel, la question des dessins non-officiels reste cruciale pour les jeunes auteurs, qui utilisent cette source de revenu parallèle pour « payer les factures », souligne lui-même Murphy. Marvel appartient aujourd'hui à la Walt Disney Company, qui a dégagé 4,8 milliards $ de revenu net en 2011.