Musée en Herbe : Quand le Chat critique, Geluck ron(ronne)

Florent D. - 10.02.2016

Manga/BD/comics - Univers BD - Geluck Chat - exposition peintures - artistes présentation


Homme du Moi, du Sur-Moi et du Chat, Geluck est un personnage du monde de la BD, incontestablement. Et dans quelques heures, il figurera parmi les invités du Musée en Herbe de Paris. Quoi de plus normal que de l’herbe... à Chat. Car c'est précisément par ce truchement que sont rendus les jugements les plus implacables : le Chat devient critique d’Art, pour le meilleur et le pis. Le pis de Chat-ve, va sans dire.

 

 

 

« Le Chat s’est intéressé à l’Art depuis ses premières apparitions (je parle des premières apparitions du Chat, mais je pourrais aussi évoquer les premières apparitions de l’Art), car il s’intéresse à tout. Mais, depuis qu’il s’expose régulièrement en galerie ou en salon d’Art contemporain, il a multiplié les citations et les hommages. Je prends un plaisir fou à effleurer dans mon travail les images qui ont marqué mon esprit tout au long de ma vie », indique l’auteur. 

 

L’exposition démarrera ce 11 février, avec le célèbre matou lové dans les bras de Mona Lisa en guise d’affiche. Et jusqu’au 5 janvier, on pourra découvrir les commentaires parfois les plus désabusants du matou matant tout sauf Matisse.

 

Dans l’ordre, mais surtout le désordre, Basquiat, Boudin, César, Keith Haring, Klein, Soulages, Vasarely, Warhol ou encore Picasso sont passés sous les fourches Chatdines : une trentaine de chefs-d’œuvre de l’Antiquité à nos jours, prêtée par des musées, des collectionneurs, des galeries, sont commentés. 

 

« À la fois, initiation à l’histoire de l’art, réflexion humoristique sur les œuvres et découverte d’une facette récente du travail de Geluck, cette exposition, conçue pour les 3 à 103 ans rallie l’enthousiasme des jeunes, des amateurs d’art et les fidèles admirateurs du Chat », explique l’éditeur, Chasterman.

 

 

 

Car bien entendu, derrière l’exposition, il y a le Chatalogue, proposé pour 14,50 € et contenant 72 pages de ces petites incursions chatvages dans le monde de l’art. 

 

« Je serais le plus heureux des hommes d’apprendre que mes petites facéties ont pu donner envie à mes lecteurs de courir au musée, d’aller voir des expositions d’Art, d’ouvrir un dictionnaire ou de vouloir se renseigner, via le Net, sur qui était Arcimboldo ou Le Titien. J’aimerais que mes tableaux et mes dessins, au-delà du sourire qu’ils provoqueront, donnent envie aux jeunes visiteurs de s’intéresser aux images, de les comprendre, de s’y plonger, de se les approprier et, d’un jour, les utiliser de façon directe ou détournée dans leur propre parcours », explique Geluck.

 

Et en attendant les visiteurs, que faire ? Chat-peint. C’est donc presque Noël.