Neil Gaiman exige des droits d'auteur au créateur de Spawn

Clément Solym - 04.08.2010

Manga/BD/comics - Comics - Comics - Spawn - plagiat


Todd McFarlane, l’auteur d’œuvres un brin métaphysiques et carrément gores n’aurait pas que la passion du comics et quelques collaborations en commun avec l’auteur de Coraline. Mais aussi un certain intérêt pour les personnages de Gaiman. Au point d’en introduire certains dans ses propres créations.

Une belle référence si elle ne mettait pas en jeu des années de droits d’auteurs non perçus par l’écrivain. Au terme d’une procédure judiciaire, un tribunal américain a estimé que plusieurs personnages repris par McFarlane avaient généré des revenus sans respecter la propriété exclusive de Gaiman. (en savoir plus)

La Cour a reconnu dans certains personnages de la série Dark Ages Spawn ainsi que dans les anges de sexe féminin (sic) Domina et Tiffany, des avatars issus de l’imaginaire de l’écrivain.

            Todd McFarlane, l'auteur incriminé de Spawn

En date du 1er septembre, le père de Spawn devra faire savoir le montant des sommes reçues via les comics où apparaissent ces personnages mais aussi le juteux marché du produit dérivé, avec en tête figurines, cartes à collectionner et textile. (un aperçu de tous les produits issus de Spawn) Georges Lucas ne dirait pas le contraire.

Sur son blog, Neil Gaiman dit n’exprimer aucune joie mais « tout ce que j’espère est que Todd [McFarlane] pourra faire un compte pour tous les comics que j’ai écrit et pour lesquels il n’a payé aucun droit, et tout le reste ; et que tout cela rentrera dans l’ordre ». Et suggère qu’au moins une part de cet argent participera à des actions caritatives.

Crée en 1992, la saga Spawn s’étoffe l’année suivante d’un neuvième opus axé médiéval. Comics co-écrit justement avec Neil Gaiman. Résultat de cette collaboration, deux personnages sont crées, et déjà McFarlane ne respectera pas le partage des droits d’auteurs au point de perdre un procès en 2003. Plus tard, le dessinateur ira jusqu’à reprendre les fameuses créatures angéliques tout droit sorties de l’univers de Gaiman.

Au royaume des faussaires, les dessinateurs seraient rois ?


(crédits photographiques http://www.spawn.com/)