Piratage de bande dessinée : phénomène 'très marginal' pour les auteurs

Nicolas Gary - 15.11.2013

Manga/BD/comics - Univers BD - piratage de BD - auteurs - protection des oeuvres


Le piratage de bande dessinée est souvent passé au crible des commentaires d'éditeurs, et plus rarement des auteurs eux-mêmes, dont les oeuvres sont les premières concernées. Le site BDZ.Mag vient d'organiser un sondage, sollicitant 108 auteurs de BD pour un questionnaire simple, récoltant leurs impressions.

 

Le choix des répondants s'est opéré sur 80 % d'auteurs éditeurs avec une forte notoriété auprès du public. Les autres 20 % ont également une forte notoriété, mais au travers de la BDsphère que ce soit sur les blogs ou les webcomics. « Nous avons intentionnellement sollicité plus d'auteurs de BD papier que du web puisque l'ensemble du questionnaire portait sur le piratage de la BD papier », précise le Mag.

 

Ce qu'il apparaît, c'est que le piratage de BD est encore une pratique qui interroge : 58 % considèrent que c'est un phénomène « très marginal ». De même, un quart des répondants pense que le piratage fait perdre des ventes papier. Et pour assurer la protection de leurs oeuvres, 88,9 % pensent que leurs éditeurs pas plus que l'offre légale ne sont compétents.  

 

Ils sont 49 % à considérer que le numérique est un passage qui sera désormais obligatoire pour la BD. Pour autant, seul un auteur sur dix considère que, dans les années à venir, le papier sera remplacé par le numérique. Aujourd'hui, 72 % estiment que le numérique peut faire découvrir un titre que les clients n'auraient pas acheté, contre 14 % qui n'y croient pas. Les autres restent sans réponse.