Prolonger une série BD sans ses créateurs, est-ce bien raisonnable ?

Victor De Sepausy - 28.10.2013

Manga/BD/comics - Univers BD - Astérix - nouvel - album


 Le monde de la bande dessinée, bien plus que celui de la littérature, est marqué du sceau de la collaboration. Les albums sont nombreux à s'écrire et à se dessiner à plusieurs mains. Ce qui est rarement le cas pour une saga romanesque, est monnaie courante dans le domaine du 9ème art. A tel point que lorsque les créateurs d'une série se retirent, cela ne signe pas pour autant la mort des personnages.

 

Si Astérix chez les Pictes, premier album à paraître sans la participation directe des deux créateurs, est dès son lancement un succès commercial (voir notre actualitté), cela montre bien que, pour les lecteurs, bien souvent ce qui prime, c'est la possibilité de découvrir une suite. Et, pour cela, chacun est capable de faire quelques petites concessions face à ceux qui ont la dure mission d'assurer la relève.

 

Ce qui est plus rare cependant, c'est de voir une série se prolonger du vivant d'un auteur sans que ce dernier continue de collaborer. Albert Uderzo cède ainsi sa place, ce qui lui permet d'accompagner une transition toujours compliquée.

 

Du côté des éditeurs, c'est souvent la bonne opération commerciale qui est dans le viseur. Lucky Luke, Blake et Mortimer, autant de séries qui continuent malgré la disparition de leurs créateurs, Jacobs et Morris, rapporte BFMTV. Mais il faut garder à l'esprit que ce dernier ne s'était pas opposé à cette prolongation, veto qui a par contre été mis par Hergé, ce qui est toujours respecté (voir notre actualitté).