Ric Hochet remixé, ou pourquoi j'ai arrêté les drogues de synthèse

Clément Solym - 22.02.2012

Manga/BD/comics - Univers BD - Ric Hochet - remixer - détournement


Avec son look imperturbable et une couverture franchement années 60, le nouveau livre remixant les aventures de Ric Hochet publié chez Le Lombard a quelque chose d'un peu désuet. Au premier abord. Parce qu'au second, le travail de remix de DJ Vandemeulen est franchement... difficile à juger.

 

Il ne faut pas prendre les enfants de Bourdieu pour des Anarchs sauvages, disait l'humoriste dont le nom échappe pour l'heure au rédacteur fatigué. 

 

Cependant, ce volume se pose officiellement comme un détournement, avec théorie à l'appui. Des détournements, on en connaît des milliers, mais s'il ne fallait en retenir qu'un exemple, venu du cinéma, ce serait celui de La classe américaine, ou le grand détournement. Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette avaient écrit et réalisé cet ensemble de scènes piochées ici et là, pour constituer, en 1993,; un nouveau film, purement parodique, et passablement déjanté. 

 

 

Dans la théorie du détournement, appliquée à Ric Hochet, on reprend le même principe, en axant sur des thématiques. Des échanges, puis Prise de conscience, Vengence, Retournement de situation et Hic Jacet Ric.

 

 

 

Le tout s'articule sur des cases empruntées à tous les volumes, ou presque, et l'idée d'une « remise en jeu globale ». Mieux : on revendique la perte d'important, « jusqu'à la déperdition de sons sens premier » et en parallèle, la création d'un nouvel ordre, « qui confère à chaque élément sa nouvelle portée ».

 

Bien. Forts de ces éléments, la question se pose : à quoi bon ? Et la réponse s'ensuit : il faut encore y être sensible. Ce n'est pas le cas de votre humble chroniqueur, qui a parcouru tout cela d'un oeil intrigué, trouvant l'ensemble trop décousu pour y donner un nouveau sens. 

 

Et moins encore, comprendre le sens précédent...

 

A voir, à lire, peut-être pour le côté original. Ou alors avec une grosse montée d'acide dans les veines...

 

 

Allez, ça vaut pas un (mauvais) featuring Guetta-Usher...