Tintin au Congo, pour le moment, toujours pas raciste

Clément Solym - 23.03.2011

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Finalement, Tintin n'est pas raciste, a estimé le procureur du roi (et avec lui il faut entendre la voix du ministère public), qui avait ouvert le référé dans l'affaire Moulinsart SA et Casterman, contre Bienvenu Mbutu Mondondo.

Le plaignant, originaire du Congo, avait porté plainte contre l'éditeur, au motif que Tintin au Congo était vecteur de préjugés racistes, et nécessitait d'avertir le lecteur par un bandeau spécial. Voire, si l'on pouvait interdire la commercialisation de ce titre, ç'aurait été presque préférable. L'action en référé avait été tentée, pour parvenir à une résolution plus rapide de l'affaire. Cependant, le plaignant a été débouté dans toutes ses demandes.

Ainsi, il réclamait également que le titre soit classé dans le rayon adulte des librairies et non plus enfants.


Le Cran, Conseil représentatif des Associations noires avait soutenu sa cause et ses avocats, Me Alain Amici et Me Ahmed L'Hédim, réclamé que l'on fournisse les contrats liant les deux sociétés, Casterman et Moulinsart SA, pour déterminer qui détenait les droits de reproduction.

Les défendeurs, représentés par le cabinet Berenboom, ont obtenu gain de cause sur l'ensemble de ces questions. Et surtout, le procureur du roi a assuré qu'il revenait au tribunal de commerce de juger cette affaire et non pas au Tribunal de première instance, attendu qu'elle relevât avant tout du domaine commercial.

« S'il faut aller devant le tribunal de commerce, nous irons et si nous devons plaider sans connaître la teneur des contrats entre les défendeurs, nous le ferons », a expliqué Me Hedim à l'agence belga. (via 7sur7)

La suite de cette histoire se déroulera donc devant le tribunal de commerce, dans un mois.