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Un certificat d'authenticité pour les planches de BD, outil anti-fraude

Florent D. - 04.12.2018

Manga/BD/comics - Univers BD - certificat bande dessinée - lutte fraude BD - enchères ventes fraude


L’histoire des planches originales de Blake et Mortimer, et les répercussions dans le monde de l’enchère BD continuent de faire des vagues. Au départ, une enquête, avec perquisition, chez des galeristes parisiens : des soupçons de recel, qui finissent par des démentis. Et entre les deux, le doute qui s’immisce chez les clients.


collage de bandes dessinées
collage... original ? – ActuaLitté, CC BY SA 2.0


Loin d’être confrontée à ces problèmes de planches légalement ou non acquises, la galerie belge Huberty & Breyne souhaite clarifier la situation. La lutte contre les faux dans le secteur de la BD nécessite en effet de prendre des mesures drastiques. 

En tant qu’experts, Alain Huberty et Marc Breyne ont décidé de produire des certificats d’authenticité : travaillant avec les auteurs et les ayants droit, ils souhaitent ainsi apporter une sécurité aux acheteurs. L’œuvre devient garantie par un document, certifiant son origine et sa véracité.

« Une initiative novatrice qui a pour ambition de lutter contre les faux et la circulation frauduleuse de planches originales », indiquent les galeristes dans un communiqué. Mais plus encore, c’est une manière de préparer l’avenir : le marché de la bande dessinée a besoin d’instaurer les mêmes règles que celui des œuvres d’art, pour arriver à une plus grande maturité.

Notons que les studios Hergé avaient déjà mis en place un modèle similaire – et les planches de Tintin sont parmi les plus prisées lors de ventes aux enchères. À quelques rares exceptions près. 

Avec le temps, poursuivent les experts, et les mauvaises expériences, vient donc le temps d’un niveau supérieur de professionnalisation. En effet, la galerie avait proposé, en décembre dernier, 68 dessins attribués à Uderzo. Mais le dessinateur d’Astérix avait porté plainte contre X, soulignant que non seulement les dessins avaient été frauduleusement acquis, mais plus certainement, encore, dérobés à l’auteur.

Alain Huberty explique alors : « Après notre histoire avec Uderzo ou le scandale Jacobs qui sévit actuellement, il fallait qu’une voix s’élève parmi les galeristes experts. Le problème de base est que n’importe quel artiste qui a vendu sans facture ou tout simplement offert des pièces à une époque où elles ne valaient rien, puisse prétendre qu’elles ont été dérobées. »
 
Un outil en mesure d’apporter la sécurité nécessaire aux acheteurs permettrait à chacun de se prémunir de ces vilaines surprises. Et pourrait également lutter efficacement contre les tentatives d’usurpation. Alors que le marché des enchères BD prend de plus en plus de poids, il importe de rassurer les clients, qui passent de plus en plus par internet pour acheter des originaux. 

« Si, aujourd’hui, on voit de moins en moins d’originaux circuler, grâce au scanner, ce n’était pas le cas à une époque. Beaucoup de mes originaux ont été volés. Mais depuis une dizaine d’années, j’ai un contrat d’exclusivité avec la galerie Huberty Breyne qui assure la bonne gestion et préservation de mon œuvre » , assure Milo Manara.


via Figaro


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