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Virée de l'ONU parce qu'elle était trop sexy : Wonder Woman inconsolable

Florent D. - 13.12.2016

Manga/BD/comics - Comics - ambassadrice Wonder Woman - ONU égalité sexes - femmes filles indépendance


La nomination de Wonder Woman en tant qu’ambassadrice des Nations Unies n’avait pas laissé de glace. L’héroïne de DC Comics devait travailler à l’émancipation des femmes et des filles dans le monde. Sauf qu’un personnage de comics, même aussi symbolique, ça manquait de concret...

 

Wonder Woman par Jason Fabok

 

 

Au sein même de l’ONU, il semble bien que l’annonce ait provoqué quelques divergences d’opinions. Regrettant que l’honneur soit donné à un personnage, alors même que l’ONU avait refusé le poste de secrétaire général à une vraie femme – d’ailleurs, tous les secrétaires furent des hommes – ça grinçait un peu des dents.

 

Si Wonder Woman devait incarner, selon ses créateurs, une femme forte et une guerrière combative, porteuse d’un message féministe, ses représentations aujourd’hui en sont assez éloignées. Dans une pétition, qui a recueilli près de 45.000 signatures, on peut lire qu’elle tient désormais plus de la pin-up que de la défense du droit des femmes.

 

Or, et l’on ignore totalement si les choses sont liées, la mission d’ambassadrice de Wonder Woman s’est achevée assez brutalement cette semaine, a expliqué le porte-parole Jeffrey Brez. Sans toutefois apporter trop de précisions sur les raisons de cet arrêt subit, il souligne que les campagnes avec les personnages de fiction ne durent jamais plus de quelques mois. 

 

En l’occurrence, l’entrée en scène de Wonder Woman a débuté le 19 octobre dernier. 

 

Mais alors quoi ? DC Entertainement a simplement assuré de sa pleine satisfaction, et du plaisir à avoir collaboré pour ce projet d’égalité entre les sexes. Mais le fait est que la super héroïne n’a pas vraiment commis de coup d’éclat, alors que ses actions principales étaient nettement définies. Courtney Simmons, de DC Entertainement, assure : « Elle incarne la paix, la justice et l’égalité depuis 75 ans, et s’avère une force motivante pour nombre de personnes – et elle continuera de l’être bien après son mandat d’ambassadrice des Nations Unies. »

 

Cependant, il semble bien que ce soient les protestations qui aient eu raison de Wonder Woman et de l’ONU. L’organisation assurait que le recours au personnage était très stratégique, comme un moyen de pouvoir toucher de nouveaux publics – les jeunes, qui ne suivent pas nécessairement toutes les actualités...

 

Moralité, la campagne 2017 a fait long feu. D’ailleurs, un porte-parole de l’ONU assure à Reuters que l’apparence et la dimension trop sexuée de Wonder Woman seraient les raisons de cette crise.