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Patrick McSpare : “Introduire du fantastique dans le réel m'amuse beaucoup”

Florent D. - 19.09.2017

Interview - Olivier Peru Hauts Conteurs - Patrick McSpare hauts Conteurs - pèlerin assassinat professeur


ENRTETIEN – Après une longue coopération, Olivier Peru et Patrick McSpare ont décidé de prolonger le plaisir des Hauts Conteurs. Un nouveau tome sortira début octobre. Origines : le songe maudit prend place à la fin du XIIe siècle. Mais rapidement, les événements se précipitent pour Mathilde, qui vient d’achever son apprentissage de Haut-Conteuse... Patrick McSpare répond à nos questions en avant-première.



 
 

ActuaLitté : Vous faisiez de la BD avant d’écrire des romans. Comment s’est opérée la transition ?

 

Patrick McSpare : Très naturellement, car, au bout de quelques années d’activité BD, j’ai commencé à comprendre que je m’épanouissais bien davantage avec l’écriture qu’avec le dessin. Ce ressenti s’amplifiant au fil du temps, je n’ai pas hésité quand l’opportunité de proposer un premier roman s’est présentée. Cela dit, je garde un pied sur la planète BD puisque je scénarise de temps à autre un album, comme trois des tomes de la série Oracle que j’ai écrits pour Soleil depuis 2014.

 

Vous écrivez beaucoup de fantasy, dans des périodes historiques souvent lointaines. Quelles sont vos inspirations ?

 

Patrick McSpare : Ces périodes elles-mêmes, justement, et l’Histoire en général, bien que j’aie une préférence marquée pour l’ère médiévale. Je m’amuse toujours beaucoup lorsque j’incorpore un élément fantastique à un contexte réel, ou encore quand je confronte mes personnages surnaturels à des individus ayant réellement existé. C’est le cas en particulier dans ma saga, Les Héritiers de l’Aube. 

 

Vous avez écrit Les Hauts Conteurs avec Olivier Peru. Comment travaille-t-on à quatre mains ?

 

Patrick McSpare : Je l’ignore, car Olivier et moi ne travaillions pas à quatre mains. Au début, nous pensions écrire chacun un tome sur deux, lui le 1, moi, le 2 et ainsi de suite. Bien sûr, l’un envoyait son travail à l’autre pour avoir ses impressions et nous discutions en amont des grandes orientations scénaristiques. Mais Olivier avait contracté beaucoup d’engagements et il a seulement eu le temps d’écrire le tome 1, les deux premiers chapitres du 4 et l’épilogue du 5. 

 

Par la force des choses, j’ai donc été plus présent que mon pote sur la série. Néanmoins, le mérite de nos prix revient à lui seul puisque c’est le tome 1 qui a été primé. En outre, c’est Olivier qui a créé le concept et la première fournée de personnages. Moi, j’ai développé l’univers et créé de nouveaux personnages à partir du tome 2. On peut donc dire que nous avons tous deux été indispensables. Olivier, car, sans lui, Les Haut-Conteurs n’auraient jamais existé. Moi, car, sans mon apport, il n’y aurait jamais eu de série. 

 

Vous êtes également un grand passionné de musique. Comment vous en servez-vous dans votre écriture ?

 

Patrick McSpare : De manière assez rare, même si cela peut paraître surprenant. J’ai plutôt une écriture cinématographique que musicale. La composition de musique, l’écriture et l’interprétation sont en effet une de mes principales passions, mais créer un texte pour une chanson est un exercice peu comparable avec l’écriture d’un roman. Tout au plus l’habitude de la concision qu’exige une chanson élaborée en quelques couplets m’aide-t-elle à donner un rythme rapide à mes récits. 

 

Vos projets actuels et futurs ?

 

Patrick McSpare : J’ai beaucoup produit en 2017, Chez Scrineo Aelfic puis Les Haut-Conteurs Origines qui sortira en octobre (avec une superbe couverture d’Olivier), Mérovingiens chez Pygmalion, plus Oracle 8 et 9 chez Soleil. Je vais donc prendre un peu de repos. Ensuite, je participerai à deux ou trois salons durant le dernier trimestre tout en me consacrant à mon nouveau concept fantasy qui se déclinera probablement en série. 

 

Vous vous appelez en réalité Patrice Lesparre, mais d’où vient votre pseudonyme ?

 

Patrick McSpare : À l’origine, c’est une suggestion d’Olivier, qui ne fait pas qu’écrire d’excellents romans, mais invente aussi des pseudonymes très sympas. En 2010, lui et moi pensions que les noms à consonance anglo-saxonne étaient plus porteurs auprès du lectorat fantasy. Aujourd’hui, je suis bien moins certain de la chose, mais, peu importe, j’aime être Patrick Mc Spare. En outre, Patrice Lesparre continue d’exister puisque je conserve ma véritable identité en tant que scénariste BD.


(à paraître 12/10) Patrick McSpare, Olivier PeruLes Haut-Conteurs, origines ; le songe maudit – Editions Scrineo – 9782367405483 – 16,90 €

 

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