A défaut d'Hadopi, Attributor surveillera les ebooks de Hachette

Clément Solym - 15.12.2011

Lecture numérique - Législation - Attributor - livres numériques - Hachette Livre


Deux ans et demi après que Hachette Book Group a signé un accord avec la société Attributor, pour lutter contre le piratage de livres numériques, c'est au tour de Hachette Livre, en France d'annoncer que la surveillance des réseaux passera par cette même société.

 

Dans un communiqué du groupe Hachette, on apprend donc qu'un « contrat visant à lutter contre le piratage des livres publiés par les différentes maisons d'édition françaises du Groupe, que ce soit par numérisation « sauvage » d'exemplaires imprimés ou par téléchargement illégal de leurs e-books ». 

 

En signant cet accord, Hachette Liver poursuit donc en France la protection de ses fichiers numériques, après que la joint-venture entre Hachette et Torstar, incarnée par la maison Harlequin avait elle-même décidé de recourir à Attributor, en juin 2011. 

 

 

Attributor comptait parmi les sociétés qui avaient été entendues par le Syndicat national de l'édition, avec Trident Media Guard et Hologram Industries, pour profiter de leurs services dans le cadre de l'Hadopi. Mais finalement, le SNE a décidé de laisser tomber, même si ce n'est pas complètement, l'option Hadopi, invitant plutôt les éditeurs à signaler à l'adresse juridique@sne.fr les sites repérés et passibles de violation du droit d'auteur

 

Attributor, précise Hachette Livre aura une double mission :

 

Repérer les infractions concernant les titres dont l'éditeur lui a confié la surveillance

  • Mettre en demeure les sites découverts « de cesser leur activité délictueuse, faute de quoi ils s'exposent à des poursuites »
  • Une approche qui serait dissuasive « dans la majorité des cas », assure l'éditeur, « que l'infraction relève de la mise à disposition illégale par des intermédiaires en DDL ou par indexation peer to peer ». 

 

De fait, Hachette explique que durant une période de test qui a porté sur 500 titres numériques, c'est désormais l'ensemble des nouveautés françaises qui seront sous surveillance, « ainsi que tous les titres actifs de ses catalogues ».  

 

On va tous mourir, la suite 

 

Selon le rapport du premier trimestre 2011 de la firme Attributor, il semblerait que le piratage ait déjà coûté trois milliards $ en pertes de revenus

 

Premier réflexe à avoir, jeune internaute : bien prendre en compte qu'en aucun cas il ne faut accorder de crédit aux chiffres concernant le piratage qui avancent un montant X perdu par l'éditeur, à cause des fichiers téléchargés. Un téléchargement de fichier illégal ne représente pas systématiquement une vente perdue.