Apple en mère Chasteté : le coup du lapin pour Playboy

Clément Solym - 14.08.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - pomme - pornographie - modèles


Si vous êtes amateur du petit lapin au nœud papillon, pas sûr que vous allez apprécier la version à 4 € (environ) de Playboy pour iPad. En clair, on perd tout le contenu, et le magazine devient un tantinet rébarbatif (qui a dit inutile ?).

Plus de photos « nature », plus de belles plantes à peine en fleur comme nous savons les apprécier, nous braves défenseurs de l’écologie. Playboy ne permet plus à qui que ce soit de jouer, avec quoi que ce soit. La faute à Mère Chasteté, vilaine ennemie de Mère Nature. Pas touche au fruit défendu semble dire la marque à…la pomme croquée.

Des jeux de mots pareils, ils ne vont jamais s’en remettre, et moi non plus. Apple est l’une des rares marques dans l’industrie technologique à s’élever aveuglément contre la pornographie, et de manière plus générale, l’obscénité.

 


PlayBoy se redéfinit dans la suggestion.

 

Pornographie ? Quel vilain mot. Playboy est un magazine de photos d’Art, qui lance dans le grand bain du showbizz les photographes en herbe, et surtout leurs modèles à peine éclos. Mais que nenni, Playboy a du accepter de « censurer » son contenu. Du coup, les versions iPad, iPhone et iPod Touch ne sont que des mises en bouche de la version papier ou internet « normale ».

De quoi en rebuter plus d’un, mais Steve Jobs, saint patron d’Apple, est clair : «  Nous avons une responsabilité morale de tenir la pornographie à distance [d’Apple] ». Selon MiniOnline, le site d’information américain, la situation de Playboy n’est pas à envier. « Playboy doit amener de la valeur, sans pour autant donner au lecteur ce qu’il attend (…) le problème pour eux est qu’ils sont tellement connus, que les pièces manquantes ne passent pas inaperçues ».

  


De la grogne des utilisateurs vient une conclusion : la force journalistique de PlayBoy, tant vantée, et par eux, et par les lecteurs (trices ?) vaut queue de cerise. Ainsi, la classique photo de la “Playmate du mois” se résume à un visage (sûrement joli) et des épaules dénudées. Oh my God, c’est déjà trop, non ?

Mais que l’on se rassure, il y aura toujours un vilain serpent pour nous promettre le fruit de la passion. Android Market est sans doute moins biblique, mais sera sans doute plus convoité. Le concurrent de l’Apple Store n’interdit ni les photos d’artistes, ni les modèles un peu jeunes