Aragon, Musset ou Baudelaire : des plaies du numérique

Clément Solym - 20.10.2010

Lecture numérique - Acteurs numériques - poesie - ebook - difficultés


La strophe, victime expiatoire des premières errances numériques... Et que dire des strophes ? Les vers, malheureux, ne savent pas ce que peut être une ligne de code. Et c'est tant dire qu'ils ignorent la différence entre ePub et PDF...

Trêve d'introduction larmoyante, z'ont qu'à se faire prose, les vers, et tout sera pour le mieux. En tout cas, notre confrère Publishers Weekly, vient de présenter une analyse d'un texte de poésie, la première strophe de Keats, Ode to A Nightingale, codée en ePub par Joshua Tallent de eBook Architects.


Non que les gens se préoccupent si vivement de poésie numérique, mais les difficultés de la numérisation de livres de poésie sont largement amplifiées pour les éditeurs, dès lors que l'on s'attaque à ce genre. Parce que le rendu visuel, si l'on décide de permettre d'agrandir la police, tout en respectant la forme formelle du texte devient assez compliqué.

Impossible donc de réaliser des oeuvres de manière automatisée, la seule solution est de les concevoir entièrement à la main - ce qui, comme pour un site internet, conférera au rendu un style plus propre, et comportant moins d'erreurs. Mais reste que les questions sur ce point méritent un peu plus d'attention que cela.

Lire l'article de nos confrères (en anglais)