Grande claque pour Apple : la diffamation ne fonctionne pas

Nicolas Gary - 14.01.2014

Lecture numérique - Législation - entente - prix des ebooks - Michael Bromwich


À l'occasion de l'audience qui se tenait hier, à Manhattan, la juge de district Denise Cote a rejeté la demande d'Apple, et renvoyé l'ordonnance au bac de recyclage du papier. Depuis octobre 2013, un moniteur a été nommé pour surveiller la firme, après sa condamnation pour entente avec les éditeurs américains. Et pour Tim Cook, le PDG, et ses avocats, Michael Bromwich se montrait un peu trop intrusif.

 

 

 Infinite Loop

enfad, CC BY ND 2.0

 

 

Selon l'agence Reuters, la juge a vraiment balayé la demande, d'un trait : « Je veux que le monitorat soit un succès pour Apple. » Autrement dit, Michael restera en poste, il n'a rien fait de mal, sinon le travail pour lequel il a été nommé. 

 

Depuis novembre, Apple se lamente que le moniteur débordait largement ses fonctions, handicapant littéralement la société. Qui plus est, ce dernier perçoit 1100 $ de l'heure, des honoraires exorbitants, assuraient les avocats. Or, comme le moniteur est présent pour 90 jours, la firme escomptait se débarrasser de Michael Bromwich dans les plus brefs délais. 

 

Le ministère de la Justice s'est aussi montré très dur contre Apple, considérant que la firme « a choisi [de mener] une campagne de diffamation ». C'est que, depuis l'obtention de la condamnation, le DoJ n'en démord pas : Apple doit tomber d'un bout à l'autre de la procédure. De son côté, Bromwich a réitéré sa ligne de défense, évoquant « un manque surprenant et décevant de coopération d'Apple et de ses dirigeants ».

 

La juge Denise Cote doit publier dans les 48 heures qui suivent son choix, expliquant sa décision de refuser la demande d'Apple.

 

  DOJ Response to Apple Request to Remove Bromwich