Hadopi : Les 15/24 ans, le streaming et le téléchargement

Nicolas Gary - 12.02.2013

Lecture numérique - Usages - Hadopi - livre numérique - étude


La Haute Autorité vient de faire connaître les résultats d'une étude portant sur les comportements des Digital Natives, et leur relation à Internet, au téléchargement, et toutes ces sortes de choses. Réalisée en partenariat avec le CSA, l'étude montre que les mauvaises habitudes semblent déjà prises, avec un rapport aux oeuvres très éloigné du message communiqué. 

 

 

 

 

Ainsi, les jeunes considèrent plutôt que musique, films ou séries, dématérialisés, relèvent du divertissement - et par extension, l'absence de support physique rend les relations moins émotionnelles. On ne s'attache pas à du dématérialisé... D'ailleurs, en fonction de l'âge, les publics ont des relations variées : les 15/18 sont plus sensibilisés au droit d'auteur et aux pratiques illicites, alors que les 19/21 ans sont assez décomplexés quant au piratage. Les 22/24 ans pour leur part, sont partagés entre l'un et l'autre. 

 

« Au global, des biens culturels dématérialisés qui font partie du quotidien des 15-24 ans (certains se disent « accros » à la musique, d'autres ont une consommation boulimique de films/ séries)... avec toutefois l'émergence d'une certaine méfiance vis-à-vis de pratiques qui peuvent être addictives, et plus largement vis-à-vis des dangers d'Internet (exploitation des données personnelles, exposition de soi non voulue...) », explique l'étude, qui passe ensuite en revue les différentes solutions d'accès.

 

Streaming et téléchargement sont les deux grands outils. À ce titre, chacun implique une certaine reconnaissance de l'acte de piratage, et l'on s'en doute, dans l'idée où le dématérialisé rend moins sensible, le streaming semble a priori légal - et moins impliquant. Au contraire du piratage qui implique de stocker et de détenir. 

 

Reste qu'ils ont une vision, selon l'Hadopi, qui n'est pas des plus claires : « Les 15-24 ans distinguent assez bien le licite de l'illicite, avec quelques confusions de type gratuit = illicite / simple visionnage = licite, et une vision parfois obscure de la réglementation (tendance à ne pas vouloir laisser de preuves écrites par email par exemple). » 

 

Dans le même sens, il semble bien que l'on s'attache plus à la notion de droit d'auteur, dès lors que l'on possède réellement un objet, qui concrétise l'existence du créateur aux yeux de l'internaute.

 

Cela dit, note Numerama, selon les trois tranches, les groupes ne comptaient que 4 à 5 participants : difficile dans ces conditions d'avoir un regard complet sur la situation. Si l'étude n'a pas vocation, comme elle le précise, à être une base statistique exhaustive, reste que les moyens semblent un peu légers pour assurer d'un document réellement significatif. 

 

Et le livre, plus précisément ?

 

La consommation des livres numériques au moins 1 à 2 fois par mois, pour l'ensemble des mini groupes. Toutefois, la pratique de la lecture change selon chacun. « Si certains revendiquent la lecture de classiques / livres intégraux, d'autres reconnaissent ne pas aimer lire : une pratique jugée chronophage, nécessitant un effort intellectuel et de concentration perçu comme fastidieux et ‘enfermant'

 

À ce titre, les lectures sont souvent courtes et occasionnelles, et l'on lit Internet, des billets de blogs, et ainsi de suite. Autre point d'importance, le livre entre dans la catégorie des biens concrets et tangibles dont la possession reflète un réel plaisir, au travers des sensations tactiles. Enfin, le livre reste le parent pauvre d'Internet, avec un usage qui reste axé sur de brefs textes et dans tous les cas, assez peu fréquent. 

 

  rapport-d-etude-digital-natives-janvier-2013.pdf by   ActuaLitté




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