La Rentrée des Indés 2015 : quarante auteurs mis à l'honneur

Cécile Mazin - 02.10.2015

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La rentrée littéraire fuse de tous côtés. Mais en marge des librairies et grandes surfaces, une autre rentrée se profile : celle des auteurs indépendants. La Rentrée des Indés, une initiative impulsée par Iggybook, vise à accorder une visibilité particulière à ces autres plumes, moins présentes dans les médias. Parce que le choix de l’indépendance mérite qu’on lui accorde de l’attention. 

 

Typewriter

Nathan Oakley, CC BY 2.

 

 

Qui sont-ils ? Certains ont déjà été publiés chez des éditeurs, d’autres espèrent ainsi se faire remarquer et se frayer un chemin vers l’édition. Ils sont de plus en plus nombreux à en faire un choix militant et comptent bien poursuivre leur carrière d’auteur en s’autorisant à autopublier certains titres. 

 

Et dans le cadre de la Rentrée des Indés, quarante auteurs autoédités se lancent dans l’aventure, tout au long du mois d’octobre. Aux États-Unis, on compte déjà plus d’un tiers des auteurs contemporains, qui sont passés par cette solution d’autopublication – et un quart en Angleterre. La Rentrée des Indés 2015 profite non seulement des solutions développées par Iggybook, mais également des relais d’informations sur le réseau de lecteurs Babelio, ainsi que notre magazine, ActuaLitté.

 

Parmi les quarante auteurs qui seront mis en avant au cours des prochaines semaines, certains sont passés par des maisons traditionnelles. C’est le cas de Gilles Pétel, qui a publié à deux reprises chez Fayard et trois autres ouvrages chez Stock. « Si j’ai choisi l’autoédition pour Exhibitions, c’est aussi en raison de la liberté qu’offre ce support : vous êtes seul maître à bord », assure-t-il.

 

 

 

 

Pour d’autres, il s’agit de profiter d’un moment particulier, pour attirer justement l’attention de maisons d’édition. Laure Lapègue, auteure du polar Mea Culpa, confie « consciente du fait que je devais être le premier acteur de mon potentiel succès, j’ai tout de suite regardé les possibilités que m’offrait l’autoédition pour me faire connaître ».

 

Quelles que soient la voix et la voie empruntées, l’autopublication représente une aventure pour tout auteur, qui n’implique en rien de rejeter l’édition traditionnelle. Étant donné que le lecteur sera le dernier, c’est bien souvent le retour le plus immédiat qui soit, que les auteurs viennent chercher. 

 

« J’aime la liberté, la rapidité et le contact direct avec les lecteurs qu’offre l’autoédition. Je ne peux que me réjouir du changement d’image de l’autoédition que nous sommes en train de vivre : de plus en plus d’auteurs autoédités émergent, avec des textes de qualité, travaillés de façon professionnelle, apportant autant de voix nouvelles que, souvent, des éditeurs traditionnels ne prendraient peut-être pas le pari de publier », explique Jérôme Dumont.

 

 

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