L'application Sony Reader refusée : Apple veut sa part

Clément Solym - 02.02.2011

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Depuis hier, la planète brûle : Sony se voit refuser le lancement de son application pour iOS, permettant d'acheter des livres numériques, sans passer par l'AppStore. Au point que l'on se demandait si Apple n'allait pas se mettre à contraindre les ebookstores à passer par l'AppStore sous peine de se faire exclure.

En fait..., il n'en est rien. Il est rare que la firme de Cupertino réagisse aussi promptement aux accusations qu'on lui jette au visage. Cependant, Trudy Miller, porte-parole de la Pomme s'est fendu d'une réaction sur le blog All Things Digital.


Alors qu'en septembre dernier, Apple décidait d'assouplir les directives ciblant la soumission d'applications dans l'AppStore, Trudy rappelle cependant qu'elles existent tout de même.

Et que, dans le cas de Sony, il ne s'agit en rien d'un durcissement, mais d'une application des règles existantes. Ainsi, on pourra toujours se reporter à l'Apple's App Store Review Guidelines :

11.2 Apps utilizing a system other than the In App Purchase API (IAP) to purchase content, functionality, or services in an app will be rejected
11.3 Apps using IAP to purchase physical goods or goods and services used outside of the application will be rejected

En clair, rien ne systématise qu'une application permettant de réaliser des ventes à partir de l'application sera acceptée. Et ce n'est pas parce que des Barnes & Noble ou des Amazon y ont droit, que cela implique une autorisation de fait pour Sony.

Les règles du jeu ont changé

Et ce que le porte-parole signifie clairement, c'est que l'on n'a pas l'obligation d'acheter des livres ni de la musique, ni quoi que ce soit d'autre à partir d'Apple, mais que les développeurs doivent penser à une option permettant d'acheter de type de contenu depuis Apple et son système iTunes.

Ou dans le cas précis du livre, l'iBookstore ? Et comme sur les ventes, Apple prend 30 %, toute application qui serait gratuite et permettrait de contourner le passage par le fameux pourcentage fait perdre de l'argent à la firme.

En somme, à partir de maintenant, les développeurs devront inclure une solution permettant de faire un achat en dehors de l'application elle-même. De sorte qu'Apple puisse prendre son pourcentage classique. Après tout l'iTunes et l'App Store coûtent cher à entretenir, et cela reste la plus grande plateforme de vente au monde...

Sauf qu'en agissant de la sorte, Apple donne clairement l'occasion aux consommateurs de se ruer sur les systèmes Android, devenus de sérieux concurrents et qui ne pratiquent pas du tout une semblable politique.